Ahhh les fêtes de fin d'année...
Ca a toujours été l'occasion de prendre du temps, de lire des dizaines de livres, voir des films, des films de notre enfance, tu sais, revoir le Roi et
l'Oiseau de Prévert et Grimault, se faire quelques vieux Fernandel (le fantastique Ali Baba et les 40 voleurs, pas la merde avec
Jugnot, là...), voir un ou deux films d'animation, ou d'Heroic-Fantasy...
Cette année, foin de tout cela. Courses dans tous les sens, retards, sprints, voiture au garage, emprunts de véhicules. Heureusement que mon ciel est bleu, parce que
si en plus il me tombait sur la tête !!!!
Tiens, tant qu'à être ici et à te parler un peu, je digresse.
Graisse et Grèce aurait dit mon pote Nénel qui n'est plus aussi drôle qu'avant et ce n'est pas plus mal, ça fait des vacances.
Donc, je digresse. L'autre soir, je rentrais sur Lambesc dans une voiture qui n'est pas la mienne, j'écoutais tranquillement le dernier Rita (le
dernier, oui... Tiens, je ne t'ai pas fait un petit signe Fred. Avec ton allure dégingandée d'ado ayant grandi trop vite, tu étais une icône du Rock français. Pendant ce
temps-là, Florent Pagny est toujours vivant, putain de vie...).
J'écoutais donc le dernier Rita disais-je avant d'être interrompu dans ma digression par une pensée hautement philosophique, et à tout le moins suffisamment importante pour que
j'osasse être assez outrecuidant pour me couper la parole, j'écoutais le dernier Rita, bon.
Rita Mitsouko au fait, ce duo magique dont l'un des deux membres fondateurs est décédé il y a un peu plus
d'un mois, à 53 petites piges, l'âge de ma mère, le très grand Fred Chichin. Je précise pour le décérébré ou l'électeur UMP de base (pléonasme ?) qui se serait perdu par
ici...
Bref, j'y reviens, d'une main je maintenais le volant dans une position me permettant d'aller tout droit, de l'autre je caressais délicatement l'intérieur de ma paroi
nasale dextre qui me chatouillait gravement depuis quelques instants. Devant moi à quelques dizaines de mètres, une voiture neuve et grise déboucha d'un virage à gauche (à droite pour cette
voiture), empiétant largement sur la voie qui m'était réservée en tant que roulant de droite...
Elle roulait aussi doucement que moi, à une quarantaine de Km/h, et fut revenue assez vite dans son droit chemin ce qui fit que nous nous croisâmes tranquillement quelques mètres plus loin, à
distance respectable. Néanmoins, je pensais à celui-ci. Je m'imaginai un accident de la route, même bénin, avec l'index coincé au fond du nez, j'aurais eu l'air malin, le blase en choux-fleur, le
tarbouif pissant le raisiné, devant les pompiers hilares...
Hum. Voilà, voilà, voilà...