Salut, poupée...

Ceci est un message d'accueil. T'imagines bien que je vais pas te foutre à la porte quand tu viens me voir...

Comme beaucoup d'autres sur la toile, je suis ici pour partager. Musiques, films, livres et autres... Je suis aussi présent pour donner mon avis. Ca fait du bien, et t'es même pas obligé de me lire, en plus.

Mais je t'avoue bien modestement que la secrète tentation de l'écriture, c'est aussi d'être lu et apprécié. Alors lis si tu en as l'envie.

Si tu as apprécié, participe et reviens. Il y a du blanc et du rosé au frais. Du saucisson au cellier. Du fromage qui pue à tous les étages... Le rouquin est sur la table, sers-toi, trinquons, et profitons de la vie ! Echangeons, mélangeons, partageons...


D'ailleurs tu sais, il y a 14831 anonymes en ce moment sur OB alors qu'il n'y a que 4 toi ici...
Dimanche 11 septembre 2005
On va encore dire que je fais de l'anti-américanisme primaire, mais quand même, cette affaire de La Nouvelle Orleans, je trouve quand même ça fort de café.

C'est insupportable de voir des gens souffrir. C'est encore pire d'entendre le fils de chiens qu'ils ont élu président dire qu'il est plus important pour les Etats-Unis de "combattre le terrorisme" [mon cul] en Irak plutôt que de sauver la vie de ses pauvres (pauvres, c'est déjà pas bien, généralement ils sont sales, mais là en plus, la majorité est black, c'est pour dire...)

On ressent tous l'injustice de manière différente. Celle-ci est criante, elle est aussi absurde. On voudrait pouvoir aider ces pauvres gens qui ont le malheur de vivre dans un pays où tous les excès se succèdent à une vitesse vertigineuse, où le génie et la liberté à l'état pur côtoient la misère et l'inculture crasses. La bêtise...

C'est encore plus injuste parce qu'ils vivent dans le plus grand, le plus puissant, le pus riche du monde. C'est encore plus injuste parce que jusqu'à présent, ceux qui comptent dans le pays avaient tendance à regarder ce qui se passe à l'extérieur plutôt que chez eux.

C'est amusant d'ailleurs (enfin, amusant...) de voir qu'en l'espace de moins d'un siècle les gouvernants américains sont passés du repli sur soi-même (Woodrow Wilson, élu en 1913, était le théoricien de la non-intervention, mais il s'est résolu après sa réélection, en 1917, à intervenir en Europe) à la complète négation de ses propres problèmes.

Comme si rien de mauvais ne pouvait venir de son sein, le lait de la mère patrie est toujours parfaitement blanc...

Est-ce que la tragédie sera suffisante pour ramener de l'amour et de la fraternité dans ce pays? Et-ce que la "compassion" suffit? Il est terrible de voir aux nouvelles les images de "pillards" lorsqu'ils s'agit de noirs et "d'habitants s'étant procuré de la nourriture" quand ils sont blancs... Le mal est profond, il est pernicieux, il est aussi nié.

Comme toujours, le racisme pointe sa gueule difforme et haineuse là où on ne l'attend pas... Il nous rappelle que la peur de la différence est la chose la mieux répartie au monde, et qu'elle existe aussi dans le pays de la liberté.

Ne l'oublions pas. C'est une leçon aussi pour nous. Sachons regarder, gardons un sens de l'autocritique. Demandons-nous si nous avons été suffisamment choqués par les incendies de Paris et si nous sommes prêts à affronter ces problèmes. Que faisons-nous pour les pauvres, les immigrés?

J'allais dire qu'à une échelle moindre, les incendies des taudis parisiens ressemblent à l'inondation de la Nouvelles Orleans. Ils nient leurs pauvres, à (grande) majorité noire. Nous nions nos immigrés, pour beaucoup clandestins, qui font tourner notre économie... Heuresement que nous n'avons pas de pauvres... ;'(

Il y a du boulot, camarades. Dans liberté, égalité, fraternité, il semble aujourd'hui qu'on ait oublié quelques mots...
 
par Fredogino publié dans : De l'actu
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Vendredi 9 septembre 2005
Certains jours sont plus dificiles que d'autres, je ne l'apprendrai à personne. Les lendemains de cuite en font partie. A part pour Dany dans Mes meilleurs copains qui est d'humeur égale même après avoir passé la nuit à picoler et à fumer (c'est mal).

Ce merveilleux Jean-Pierre Darroussin et son "Y a pas mort d'homme " comme explication à son flegme après s'être fait voler le camion de livraison tout neuf...

Cet homme-là est une merveille, comme quoi on peut être avoir un physique banal et être un acteur éblouissant, capable d'interpréter toutes sortes de rôles, du héros au anti-héros en passant par le banal type ou le salud, ce gars est une merveille. Si vous voulez le (re)découvrir:

http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne.html?cpersonne=8402
http://www.ecrannoir.fr/stars/stars.php?s=222
http://www.imdb.com/name/nm0201669/

Dans son premier film, le chef d'oeuvre immortel "Coup de tête" de Jean-Jacques Annaud avec Patrick Dewaere, il joue le photographe que les quelques messieurs trop tranquilles de la mairie collent aux basques de Dewaere depuis qu'il est devenu un héros en marquant les buts de la victoire de Trincamp en coupe de France...

J'ai revu ce film il n'y a pas longtemps et c'est sympa de tomber au hasard de deux ou trois images sur un acteur qui est désormais connu et reconnu. Doublement plaisir quand on voit que c'est dans un grand film sur la bêtise et la méchanceté humaine et cette personne a commencé. Bref, du bonheur.

Mais je me suis égaré, je voulais parler de lendemains de cuite. Mais maintenant ça va mieux. Oh, il y en aura d'autres...
 
par Fredogino publié dans : De l'actu
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Mercredi 7 septembre 2005
Notre président a eu un accident et je suis triste.

Bon, c'est normal à son âge (72 ans) qu'il ait des accidents vasculaires bénins comme ce week end.

Mais jusque là c'était juste un mauvais président qui travaillait, agité, hyperactif, fatiguant...

Il avait peu de résultats?

C'est normal: il ne travaillait qu'à une chose: emmerder Sarkozy.

Et ça, ça le rend forcément sympathique.

J'aime beaucoup Sarkozy qui combine à mon avis la malhonnêteté et la mauvaise foi de la droite traditionelle avec le désir de changer et d'avancer sans se préoccuper du faible de la droite libérale. Cet homme a toutes les qualités...

Un bel exemple, d'actualité: les logements à Paris. M. Sarkozy, ministre de l'intérieur et de la sécurité intérieure, peste contre le manque de logements sociaux, contre les conditions déplorables d'hébergement à Paris, et donne comme remède de virer tous les sans papiers, même s'ils font tourner l'économie nationale comme chacun sait.

Mais M. Sarkozy-ministre n'a pas consulté M. Sarkozy-président de département (Conseil général des Hauts-de-Seine) qui est très loin de remplir les quotas de logements sociaux sur son territoire et je vous le dis, ne le dites pas, c'est un secret, ses communes ne paient même pas les pénalités légales (c'est une obligation , un certain pourcentage de logements sociaux sur sa commune, je dirais 20% arrêtez-moi si je me trompe).

Bref, cet homme-là est dangereux. Et je suis triste que le Vieux ne puisse pas lui barrer le chemin plus longtemps. Bien sûr, plusieurs parlementaires UMP ont senti le sang de la bête et se sont rués sur les micros pour jurer qu'ils ne croyaient pas à une nouvelle candidature de JC... Ce qui me rassure, si les minus qui veulent se placer (cherchez les noms dans les journaux, ils font peine ces merdeux) se sentent obligés de l'ouvrir, c'est premièrement qu'ils croient que Chirac est capable de se présenter, et deuxièmement qu'il peut barrer la route au Reichführer des Hauts-de-Seine.

On a beau dire, malgré notre grande gueule et nos petits coups bas, par les temps qui courrent, il vaut mieux être de gauche...
 
par Fredogino publié dans : De l'actu
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Mardi 6 septembre 2005
Pour une première fois...

Je ne peux pas m'enlever l'image de l'esprit. Cette image, c'est le regard un peu fou de Christian Slater dans Pump up the volume*. C'est un regard qui respire la passion et le plaisir. Le plaisir de parler sans entrave dans sa radio à moyenne portée. La sensation de parler à tout le monde, mais seul, sans contradicteur, sans tabou. Mais aussi un petit frisson d'excitation à l'idée que l'on puisse être entendu.

Une voix dans la nuit.

Bien entendu je n'ai pas la prétention d'être cette "voix dans la nuit" mais je ressens ce plaisir.

Le plaisir d'écrire pour moi, sans me forcer ni me retenir, un espace vierge s'étale devant mon clavier. Mais aussi le frisson d'excitation à l'idée que je puisse être lu.

Est-ce que l'idée que quelqu'un, par hasard, me lise est aussi forte que l'idée que ça puisse lui plaire? Moins forte? Je ne sais pas.

Le langage a été inventé pour "séduire les femmes"… Et moi, pour qui écris-je ? A quoi ressemble mon lecteur, si tant est que je puisse en avoir un ?
Hypocrite lecteur, son semblable, son frère, es-tu là ? Peut-être écris-je simplement pour moi, il est même possible que je sois seul. Si seul…

Je veux te plaire.

Qui que tu sois, devant cette feuille de papier, il faut que tu m’aimes. Je ne peux vivre sans toi. Tu DOIS avoir envie de me connaître, de me voir, me parler.

Rien ne me plairait plus que de voir tes yeux courir sur l'écran, se plisser légèrement alors que tu esquisserais un sourire, se perdre au loin d’une réflexion ou d’un souvenir, puis revenir, plus décidés encore qu’auparavant, concentrés et toi, captivé. Soumis, emporté par les mots dans un tourbillon de pensées. Pensées légères, qui se croisent, se rejoignent, vont d’une à l’autre et changent de partenaire. Rien de plus volage qu’une pensée.

Elle est à droite un moment et hop ! la voilà à gauche… Poussées par le souffle des mots, les pensées s’envolent, transportées comme la feuille à l’automne, ballottées.

 

Les miennes se sont laissées aller mais pour une première fois c'est bien assez. Fatigué, j'espère prendre un rythme...
Alors bonsoir...

* Ce n'est pas le meilleur film de tous les temps mais il est gentillet, de temps en temps ça fait du bien de retrouver l'adolescence:

http://www.imdb.com/title/tt0100436/
http://www.filmdeculte.com/culte/culte.php?id=144
 
par Fredogino publié dans : Petites digressions sans importance
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Lundi 5 septembre 2005

  • Mieux vaut avoir le ventre plein que le cul (proverbe de retour de Nantes).


  • Pour moi les billets, c’est comme les seins : je ne palpe jamais les gros. Ou alors les faux, les billets en silicone.


  • La vie est un long fleuve tranquille : il y a toujours en amont quelqu’un qui pisse dans l’eau où vous vous baignez.


  • On dit qu’il ne faut pas pisser contre le vent. Soit, je chierai à contre courant.


  • Le général Casimir à Waterloo : « tout est perdu, for la recette du Gloubiboulga ! »


  • L’amour est enfant de Bohème. Ca vaut mieux que fils de Dieu, c’est plus propre et ç’a plus d’avenir.


  • La nuit, tous les chats sont toujours aussi cons (proverbe kazakh).


  • Mieux vaut manger une chatte qu’une baffe (proverbe chinois).


  • J’aime leçons de corps le soir au fond de toi.


  • A vendre : palanquin brinquebalant brandissant pimpantes breloques.


  • Mieux vaut battre un joli petit cul que le pavé (proverbe de Pigalle).
  • Pardon Totor:

Mon père, ce héros au sourire si doux,

Accompagné d’un hussard qu’il aimait entre tous

Pour sa grande bravoure et pour sa haute taille

Parcourait à cheval le soir d’une bataille

Un champ couvert de morts sur qui tombait la nuit.


Traduction : Papy arrive en retard à la partouze avec Gunthar.

  • Pardon Carlos:

Mon enfant, ma sœur,

Songe à la douceur

D’aller là-bas vivre

Ensemble.


Traduction : Je connais un p’tit hôtel, pas loin, pas cher, on va tirer un coup vite fait ?


  • Le fusil est au bout du chemin.


  • L’amour est enfant de poème.


  • La source de nos maux est un tout-à-l’égout.


  • L’industrie de l’armement fait vivre plusieurs millions de fossoyeurs.



  • La discussion est le premier stade de l’illusion d’intimité.


  • L’amour serait tellement plus simple s’il n’y avait pas besoin d’être deux.


  • Le regard, reflet de l'âme: quand je me regarde dans la glace, je comprends malheureusement pourquoi mes pensées sont floues.


  •  Si l’homme était vraiment bon, il cesserait de mettre du gel dans ses cheveux.

  • Le loto, on joue comme on aime. Ah, merde, c’est le PMU. On s’en branle, les gens veulent du sexe…


  • Les sanglots longs des violons de l’automne cassent mes couilles d’une langueur monotone.

  • Les gens s’aiment plus qu’ils ne voudraient le montrer. Individuellement les uns des autres.

 

 
par Fredogino publié dans : Petites digressions sans importance
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Mais que diable...

... es-tu venu faire en cette galère?


Tu écoutes:
Je vous emmerde, par
Philippe Katerine.

Je viens de finir :
Chagrin d'école, de Daniel Pennac.

Je lis: La Soupe aux Choux, de René Fallet, La Tour des Demoiselles, de Fred Fajardie.


Dernier film vu : Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal  de
Steven Spielberg.

Mise à jour du blog : Je suis TRES EN RETARD sur les réponses aux coms, désolé... En fait je crois que je n'arriverai plus à me mettre à jour...

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Janus

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Bon j'ai un peu hésité à adhérer, parce que je continue à penser qu'on peut faire quelque chose de cette société et je m'y attacherai. Mais comme il ne faut JAMAIS se prendre au sérieux et que le Dieu de l'humour est grand et Larcenet est un des ses prophètes:


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