Salut, poupée...

Ceci est un message d'accueil. T'imagines bien que je vais pas te foutre à la porte quand tu viens me voir...

Comme beaucoup d'autres sur la toile, je suis ici pour partager. Musiques, films, livres et autres... Je suis aussi présent pour donner mon avis. Ca fait du bien, et t'es même pas obligé de me lire, en plus.

Mais je t'avoue bien modestement que la secrète tentation de l'écriture, c'est aussi d'être lu et apprécié. Alors lis si tu en as l'envie.

Si tu as apprécié, participe et reviens. Il y a du blanc et du rosé au frais. Du saucisson au cellier. Du fromage qui pue à tous les étages... Le rouquin est sur la table, sers-toi, trinquons, et profitons de la vie ! Echangeons, mélangeons, partageons...


D'ailleurs tu sais, il y a 14831 anonymes en ce moment sur OB alors qu'il n'y a que 4 toi ici...
Lundi 7 avril 2008
La France se demande. Elle se demande, un peu comme tous les pays démocratiques, s'il faut boycotter les J.O. en Chine. S'il faut boycotter la cérémonie. S'il faut parler plus fort sur le Tibet...

Je lisais la déclaration de je ne sais lus quel sportif ce week-end qui disait en substance "je boycotterai les J.O. en Chine quand les grands patrons arrêteront de faire des affaires avec les chinois, quand les Etats rompront les relations diplomatiques avec la Chine. On ne demande pas aux sportifs de faire le boulot des autres..."

C'est clair. Samaranch, lui, affirme :
"Beaucoup de ceux qui protestent maintenant devraient le faire devant les Nations unies et non devant le Comité olympique".
Il a raison le vieux despote du CIO, lui qui n'a jamais appliqué la moindre once de démocratie dans son travail, il sait tout de même faire la part des choses.

Donc, on se trompe de lieu. Pour autant ce n'est pas si simple, car ceux qui se cassent le nez aujourd'hui sur les instances sportives sont ceux qui se cassent habituellement le nez ailleurs pour se faire reconnaître et condamner l'antidémocratie qui sévit en Chine. Lieux différents, réponse différente, mais conclusion similaire : La Chine, on laisse faire...

Mieux, ce matin à Paris, certains policiers arrachaient des fanions de Reporters sans Frontières (RSF) des mains de manifestants pacifistes. Alors là c'est quand même grave parce qu'en France, je ne voudrais pas me tromper, mais il me semble qu'on a la liberté d'opinions... Je me gourre ? Aie, pas sur la tête...

En définitive, la question qu'on va se poser ce sera : est-ce que le sport va aider la démocratie ? L'amitié entre les peuples... Hum. Pas à Boulogne en tout cas.
par Fredogino publié dans : De l'actu communauté : Rugby
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Vendredi 28 mars 2008
La création en général, et l'écriture en particulier, est en tout point comparable à l'acte amoureux.
Il faut un moment, un terreau propice à l'écriture. La force créatrice naît d'un moment particulier où elle est stimulée. Il faut un déclencheur.

L'écriture, comme toute force créatrice, naît souvent de l'attirance pour le beau, mais pas toujours. C'est souvent l'absurde, l'intepellant, le bizarre qui la stimulent. C'est quelquefois la maîtrise technique qui lui permet de s'épanouir.


C'est clair aussi, il faut de la pratique, de l'exercice pour que l'écriture prenne sa propre contenance, pour qu'elle soit efficace, précise, rythmée.
Mal faite, l'écriture est dégouttante, bien maîtrisée elle t'emporte au loin vers des rivages de plaisir :

Là, tout n'est qu'ordre et beauté
Luxe, calme et volupté.


Une fois entamée la création littéraire, on est emporté par le flot, des idées, des émotions et d'un je-ne-sais-quoi qui vous embrume l'esprit pour vous détourner de tout ce qui n'est pas votre objet. la passion vous glisse au bout des doigts et se répand, prend forme, vous guide et le cerveau est délaissé, les extrêmités parlent, agissent et ressentent seules.

L'écriture est une drogue. Elle te manque, physiquement, quand tu ne peux pas y laisser libre court tu ne penses qu'à ça, et quand tu commences à écrire tu es libéré, ton corps ne t'appartient plus, tu sens le bonheur...

Je souffre de ce manque-là. De ce manque d'écrire et de la perversion d'être lu. L'envie d'être lu est une perversion, un exhibitionnisme, c'est se livrer nu à toi, jouant, dansant sous tes yeux attentifs. Tes yeux me manquent, lecteur, et je ne dis que lecteur parce que je trouve ridicule cette manie bien-pensante d'accoler un féminin à un masculin générique, alors que toi qui as le cerveau bien mieux synapsé que la loutre tu as bien compris que je m'adresse en disant "lecteur" surtout aux lectrices, tant la vue d'un torse velu ou d'un morceau
pendouillant de chair rose me laisse d'une indifférence frôlant le dédain...

Ainsi se moquait le grand Pierrot de cette sotte habitude, chaque jour que Fellini fait il entamait son réquisitoire pour de rire par un "Françaises, Français, Belges, Belges", qui soulignait à merveille l'inocuité de la formule.

Mais je m'égare, et pas seulement au gorille. Tes yeux me manquent te disais-je, et cette sensation au moment de l'écriture, ce plaisir qui monte lentement du plus profond pour, par soubresauts, me suberger et me  ah, ah, arrrrrgggggggggglhll !!!!!

...

Pfiou, merci, tu as été formidable.

On s'appelle ?
par Fredogino publié dans : Petites digressions sans importance communauté : Sur l'étagère de mon mur
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Jeudi 20 mars 2008

Ahh ça faisait un bout de temps que tu n'étais pas venu me voir. Allons quoi, des infidélités ? Comment ça je n'étais pas là, mais si voyons, j'ai toujours été là, près de toi... Hum.

Oui t'as raison, j'étais plus là, j'étais ailleurs, dans la soute, du noir partout sur le front, les mains dans le cambouis, mais toujours en costard, je tentais de faire tourner des machines, et elles ont presque toutes bien tourné... Bref, voilà que les Bouches-du-Rhône virent à gauche, et moi paf ! Conseiller municipal.

Ca fait bizarre, camarade, et je remercie les amis bloggeurs qui m'ont déjà félicité alors que moi-même je m'étais déjà refoutu au boulot sans faire un petit coucou aux copains, je pense à David, à Nico, Danet qui se demandait, et Mélissa…

 

Et donc tout ça c’est une autre histoire. Parce que là j’ai envie de te parler de ce que j’ai fait hier. Je me suis fait traîner en concert par ma douce. Première partie, une calamité (la chanteuse, hein, pas ma douce). Nul à chier. Grave.

 

Heureusement, 2e partie, coup de poing dans la gueule, c’est vif, c’est enlevé, les musiques sont sympa, les textes coulent tels une morve d’écolier et surtout le mec a la classe. Il joue avec le public, il est sympa et brillant, il est cool et bouge bien, il me fait penser à quelqu’un dans sa façon de bouger mais je ne me rappelle plus qui, bah, ça reviendra…

 

Bon, le camarade Ours (puisque c’est lui) a de qui tenir, puisque c’est le rejeton d’Alain Souchon. Mais s’il a des intonations du paternel, et une vraie sensibilité, il n’est pas aussi emprunté, beaucoup plus groovy, beaucoup moins, euh… Frisé ?

 

Ce mec-là nous a donné plein de bonheur hier, par grappes, comme ça, il les balançait dans la foule et nous on les attrapait, béats, heureux. Autant que lui et ses potes d’être sur scènes nous étions heureux qu’ils y soient et qu’ils nous donnent tout ça.

 

Un vrai beau moment de partage. Si tu veux te faire une idée, tu vas voir sur son site officiel et son « myspace », et t’écoutes ça …

 

par Fredogino publié dans : J'écoute quoi? communauté : Sur l'étagère de mon mur
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Vendredi 7 mars 2008
"[...] c’est sur cette éternelle conception canonique de l’impartialité, cinq minutes pour les Juifs, cinq minutes pour Hitler, que s’est construit au fil des décennies le premier-journal-d’Europe-sur-la-première-chaîne-d’Europe. [...] "

... et à propos de quoi ? Facile.

En tout cas, j'aime bien. Et j'adhère. C'est la sempiternelle question à propos du journalisme, objectivité ou subjectivité ? Prise de parti ? Choix éditoriaux ?

L'énorme supercherie selon laquelle l'information serait impartiale à partir du moment où le journaliste n'y mettrait aucune once de personnalité, où il la viderait du sens que lui pourrait lui donner, a de beaux jours devant elle...

Tu veux que je te dise ? Je considère ça comme une idée de droite. De la même façon que l'insipide "la droite et la gauche, c'est pareil". L'information brute n'existe pas. Elle est forcément et directement déformée par qui la relate. Qui assume et le fait savoir ne ment pas. Qui se cache derrière une prétendue impartialité se fout de la gueule du monde.

Allez je retourne à ma campagne. Bises à toi, n'oublie pas d'aller voter dimanche.
par Fredogino publié dans : Des petites colles communauté : Social-démocratie
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Lundi 25 février 2008
"Les hommes politiques ne sont pas des carpettes sur lesquelles on doit s'essuyer les pieds".
C'est tout ce qu'a trouvé Brice Hortefeux pour justifier que le Président de la République insulte un Français.

Parce qu'au-delà du gros con qu'est peut-être le monsieur en question, il reste ça :
Le Président de la République a insulté un Français. Je le répète pour qu'on se mette bien ça dans la tête, c'est ce qu'il reste à la fin, quand on a enlevé tout le reste, tout ce qui pollue, l'énervement possible, l'habitude de se servir des médias pour faire passer des messages, jusque dans sa vie privée,  l'absence de gêne absolue, l'agacement de se faire agresser (eh, pas très fort quand même, "me touche pas tu me salis", ce n'est pas bien grave, ça ressemble plus à de la cour d'école qu'à autre chose)...

Il ne reste qu'une chose quand on a tout épousseté, comme le renard  de la fable de Terence Hill dans "Mon nom est Personne" qui décrotte le petit oiseau, eh bien le petit oiseau c'est ça, la vérité nue, débarrassée de la merde :

Le Président de la République a insulté un Français.

Imagine-moi un seul instant Charles de Gaulle, François Mitterrand ou même Jacques Chirac insulter qui que soit. Tu n'y arrives pas, hein ? Normal. Ceux-là n'avaient jamais de "
dialogue privé, d'homme à homme, assez direct, assez viril"* avec les Français. Ils avaient de l'intelligence (pour les deux premiers en tout cas), du sang-froid, de la maîtrise et surtout du respect.

Du respect pour les gens et pour leur propre fonction. Pour ce qu'ils représentaient. 60 millions de Français. Ce n'est pas le cas de Nicolas Sarkozy. Tiens, je recite son nom, parce que n'est plus un adversaire politique. C'est un Président de la République et je considère qu'en insultant un Français, il les a tous insulté. Il m'a insulté. M. Sarkozy  ne mérite plus ma considération jusqu'à ce qu'il se soit excusé. Quand il saura se montrer digne de sa fonction, il regagnera l'estime qui devrait lui être due.


* c'est l'interprétation de Balladur pour ce manque présidentiel à la pudeur la plus élémentaire.
par Fredogino publié dans : De l'actu communauté : Social-démocratie
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Mais que diable...

... es-tu venu faire en cette galère?


Tu écoutes:
Je vous emmerde, par
Philippe Katerine.

Je viens de finir :
Chagrin d'école, de Daniel Pennac.

Je lis: La Soupe aux Choux, de René Fallet, La Tour des Demoiselles, de Fred Fajardie.


Dernier film vu : Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal  de
Steven Spielberg.

Mise à jour du blog : Je suis TRES EN RETARD sur les réponses aux coms, désolé... En fait je crois que je n'arriverai plus à me mettre à jour...

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Janus

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Bon j'ai un peu hésité à adhérer, parce que je continue à penser qu'on peut faire quelque chose de cette société et je m'y attacherai. Mais comme il ne faut JAMAIS se prendre au sérieux et que le Dieu de l'humour est grand et Larcenet est un des ses prophètes:


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