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21 octobre 2005 5 21 /10 /octobre /2005 23:00
On a loué une maison,
pas très loin d'Avignon
à un vieux Polonais qui cherchait une mine d'or,
il faisait bon dès l'aurore,
à regarder le ciel
dans un fauteuil en toile,
et les poules imbéciles et le coq d'opéra,
quand le café était prêt, une fenêtre s'ouvrait,
et la mère bonne humeur commentait un de ses rêves
j'ai les pieds gelés mais je me souviens du mois d'août 75

Tu tissais un gilet comme un stage d'artisan en maillot de bain
du soir au matin
tes frangins faisaient des sprints à vélo sur une route déserte,
on allait chercher du fromage de chèvre frais
dans la ferme du haut

sur les chaises du jardin, le père barbu chauve
pensait à Picasso,

la piscine était loin, mais ça faisait du bien
quand on arrivait, quand on arrivait...

On buvait du pastis comme si c'était de l'eau
tu voulais que je reste, tu voulais que je t'enlève
comme un premier amour...
on jouait à la pétanque comme des amateurs,
mais y a guère qu'un amateur pour cent mille navigateurs,
un seul conteur pour cent mille baratineurs,
j'ai des crampes dans le cou et les yeux qui me piquent,
mais je me souviens...

On écoutait le mistral souffler sur la plaine,
on faisait l'amour sur le toit en regardant les étoiles
y avait rien à gagner les journées passaient,
 tout était simple,
on croyait plus en rien, en rien d'autre qu'à l'instant,
et ça jouait de la musique sur tous les sentiments,
pas d'intrigues de village, pas d'ambition,
juste une manière de vivre,
une manière d'être,
je me souviens...

Mais il ne reste jamais rien de ce qui est vécu,
quelques grains oxydés sur de la parafine
et des souvenirs idiots mais qui donnent un peu de lumière
les jours de pluie.


Charlélie Couture

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publié par Fredogino - dans J'écoute quoi
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commentaires

papaye 22/10/2005 13:48

oh la Djinnab, tu viens de me la faire remonter grâve la nostalgie… elle s'appelait Valérie et c'était NOTRE chanson… en 83… ou 84… merci

Or, donc...

 
Time flies, comme ils disent. Les gens qu'on aime disparaissent, des horreurs se produisent, et on avance. On a le droit, on a le devoir de croire que l'omme peut s'en sortir, on a le droit de rêver, d'aimer, de rire et de chanter.
 
Le monde meilleur, il faut le faire, il faut en parler. alors on apporte notre petite contribution, et si ça ne plaît pas, au moins ça débarrasse. Ca débarrasse la tête, le ventre, le coeur.

Si tu as apprécié, participe et reviens. Il y a du blanc et du rosé au frais. Du saucisson au cellier. Du fromage qui pue à tous les étages... Le rouquin est sur la table, sers-toi, trinquons, et profitons de la vie ! Echangeons, mélangeons, partageons... 

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