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1 décembre 2005 4 01 /12 /décembre /2005 12:48

En hommage à un certain député fascisant, sous-représentation politique d'un Boulanger ou d'un Poujade, qui a tenté d’exacerber les passions les plus viles des citoyens pour sa gloire personnelle ; Un homme politique qui se rue médiatiquement, hurlant à la mort pour l'interdiction de chansons de rap dont la plupart des groupes n'existe plus...

Qu'aurait-il dit, le cuistre, ce minable politicaillon qui déshonore sa fonction, de cette chanson, produite en 1953 par un anarchiste de 32 ans :

HECATOMBE

Au marché de Briv'-la-Gaillarde
A propos de bottes d'oignons
Quelques douzaines de gaillardes
Se crêpaient un jour le chignon.
A pied, à cheval, en voiture
Les gendarmes mal inspirés
Vinrent pour tenter, l'aventure!
D'interrompre l'échauffourée.

Or, sous tous les cieux sans vergogne
C'est un usag' bien établi
Dès qu'il s'agit d'rosser les cognes
Tout le monde se réconcilie.
Ces furies perdant tout' mesure
Se ruèrent sur les guignols
Et donnèrent je vous l'assure
Un spectacle assez croquignol!

En voyant ces braves pandores
Etre à deux doigts de succomber
Moi, j'bichais car j' les adore
Sous la forme de macchabées...
De la mansarde où je réside
J'excitais les farouches bras
Des mégères gendarmicides
En criant: "Hip, hip, hip, hourra!"

Frénétique l'un' d'elles attache
Le vieux maréchal des logis
Et lui fait crier: "Mort aux vaches,
Mort aux lois, vive l'anarchie!"
Une autre fourre avec rudesse
Le crâne d'un de ses lourdauds
Entre ses gigantesques fesses
Qu'elle serre comme un étau.

La plus grasse de ses femelles
Ouvrant son corsage dilaté
Matraque à grands coups de mamelles
Ceux qui passent à sa portée.
Ils tombent, tombent, tombent, tombent
Et s'lon les avis compétents
Il paraît que cette hécatombe
Fut la plus bell' de tous les temps...

Jugeant enfin que leurs victimes
Avaient eu leur content de gnons,
Ces furies comme outrage ultime
En retournant à leurs oignons,
Ces furies à peine si j'ose,
Le dire tellement c'est bas,
Leur auraient mêm' coupé les choses
Par bonheur ils n'en avaient pas,
Leur auraient mêm' coupé les choses
Par bonheur ils n'en avaient pas !


Rappelons-nous aussi que Le Gorille a été interdite jusqu'en 1955...

Qu’aurais-tu dit de Brassens, toi qui profites de la crise des banlieues pour déverser ta haine et ton imbécillité dans l’oreille de tes concitoyens, que tu es sensé éclairer ?

Je te méprise, petit homme.

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publié par Fredogino - dans J'écoute quoi
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commentaires

desman 16/02/2006 01:02

Ca fait plaisir de voir qu'ya encore des gens cultives et intelligents en France ;-)
Merci pour ton blog (j'y ai passe un bon moment) et pour ce message en particulier.

Fredogino 16/02/2006 09:27

Eh, merci Desman... C'est sympa et ça fait toujours du bien à entendre! A bientôt.

jean 02/12/2005 00:34

tu n'as toujours pas le moral think lorie
bisous

michelle 01/12/2005 21:51

bon texte, libertinement

vkarole 01/12/2005 21:00

bonne continuationour ton blog , assez interressant

Luna 01/12/2005 14:59

La France n'est plus un pays d'intellectuel depuis bel lurette...
hum hum

Très belle chanson là, l'ami.
Un lien chez moi pour aller chez toi...
Ah! ca ira, ca ira, ca ira...

Biz biz, Luna.

Or, donc...

 
Time flies, comme ils disent. Les gens qu'on aime disparaissent, des horreurs se produisent, et on avance. On a le droit, on a le devoir de croire que l'omme peut s'en sortir, on a le droit de rêver, d'aimer, de rire et de chanter.
 
Le monde meilleur, il faut le faire, il faut en parler. alors on apporte notre petite contribution, et si ça ne plaît pas, au moins ça débarrasse. Ca débarrasse la tête, le ventre, le coeur.

Si tu as apprécié, participe et reviens. Il y a du blanc et du rosé au frais. Du saucisson au cellier. Du fromage qui pue à tous les étages... Le rouquin est sur la table, sers-toi, trinquons, et profitons de la vie ! Echangeons, mélangeons, partageons... 

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