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Salut, poupée...

Ceci est un message d'accueil. T'imagines bien que je vais pas te foutre à la porte quand tu viens me voir...

Comme beaucoup d'autres sur la toile, je suis ici pour partager. Musiques, films, livres et autres... Je suis aussi présent pour donner mon avis. Ca fait du bien, et t'es même pas obligé de me lire, en plus.

Mais je t'avoue bien modestement que la secrète tentation de l'écriture, c'est aussi d'être lu et apprécié. Alors lis si tu en as l'envie.

Si tu as apprécié, participe et reviens. Il y a du blanc et du rosé au frais. Du saucisson au cellier. Du fromage qui pue à tous les étages... Le rouquin est sur la table, sers-toi, trinquons, et profitons de la vie ! Echangeons, mélangeons, partageons...


D'ailleurs tu sais, il y a 18390 anonymes en ce moment sur OB alors qu'il n'y a que 2 toi ici...

En 1963 sort un film tout pourri. La critique passe desus comme un pet sur la toile cirée.
C'est une gentille satire des films noirs des années 30, avec une bonne dose d'humour français.

La nouvelle vague est là, et la mode n'est pas à la pochade. On DOIT faire des films qui ont du sens. Ca me fait penser à ce sketch radiophonique de Desproges où il assassine un critique, qui a parlé d'un film en disant que "il n'avait d'autre ambition que de nous faire rigoler". Et où as-tu vu que c'était manquer d'ambition que de vouloir faire rire les gens? Il a raison le Pierrot (comme toujours).

Rien de plus noble. Mais depuis,
Les Tontons Flingueurs, planté par la critique, pas vraiment pris d'assaut par les spectateurs, s'est refait la cerise, au point de devenir un film culte. Et, tu le sais, notamment pour moi...

T'as besoin que je te raconte l'histoire? Un ancien truand, rentré dans le monde des caves, M. Fernand (Lino Ventura), titi parisien enterré à Montauban, est appelé au chevet de son ami Louis, Le Mexicain (Jacques Dusmensil) qui calanche le soir même, lui laissant les rênes de son empire et le soin de sa fille, Patricia (Sabine Sinjen).

Mais déjà la révolte gronde, menée par les frères Volfoni, Raoul (Bernard Blier) et Paul (Jean Lefebvre) qui entraînent dans leur sillage les seconds couteaux ou tels qu'on les croit être, Théo le fritz (Horst Franck), Tomate (Charles Réginer) et madame Mado (Dominique Davray). Paul Volfoni met tout de suite M. Fernand, Naudin de son nom de famille, au parfum de ce qui l'attend:

"Écoute : on te connaît pas. Mais laisse-nous te dire que tu te prépares des nuits blanches, des migraines, des « nervousses brékdones » comme on dit de nos jours..."

Le morts se succèdent rapidement, ce qui fait dire à Fernand:

"Trois morts subites en moins d'une demi-heure. Ca part sévère les droits de succession..."

Arrivé chez le Mexicain, dans sa belle propriété (une affaire), Fernand fait connaissance avec ses alliés: Maître Folace (Francis Blanche), l'avocat de Louis, et le valet de chambre, Jean (merveilleux Robert Dalban et son blase en choux-fleur), ancien voltigeur reconverti en maître d'hôtel. Les deux lui sont présentés par le premier flingue de Louis, Pascal (Venantino Venantini), tueur sans scrupule, mais soucieux de la famille et des règles...

Enfin le décor est complètement planté quand Fernand s'aperçoit que Patricia est une adorable peste, et qu'elle est éprise d'un jeune fat, Antoine Delafoy (Claude Rich), artiste de son état.

La suite n'est qu'un long prétexte à nous régaler de dialogues savoureux, nés du cerveau malade de Michel Audiard, sur une idée originale de Georges Simenon (Grisby or not Grisby). Pour la première fois au cinéma, Audiard donne des répliques au cinéaste Georges Lautner. Ce ne sera pas la dernière (Ne nous fâchons pas, Le Professionnel...)



T'en veux? -ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii!!!!!!!! -OK alors en voilà:

Fernand, Folace et Pascal débarquent en pleine réunion organisée par les Volfoni sur leur Péniche - salle de jeux, alors que Raoul est en train de fanfaronner. Fernand emplâtre un marin. Folace:

"C'est curieux chez les marins ce besoin de faire des phrases... "

Après avoir mené sa réunion, Fernand se taille. Raoul pérore:

"Mais il connaît pas Raoul, ce mec, il va avoir un réveil pénible. J'ai voulu être diplomate à cause de vous tous, éviter que le sang coule mais maintenant c'est fini ! Je vais le travailler en férocité ! le faire marcher à coup d'latte, à ma pogne que je veux l'voir ! et j'vous promets qu’il demandera pardon ! et au garde-à-vous !"

Sur ce, Fernand est revenu, et Raoul en prend une. Ce ne sera pas la dernière.

Les bons mots se succèdent. Mon préféré, Fernand engueule Patricia:

"Patricia mon petit... je ne voudrais pas te paraître vieux jeu ni encore moins grossier, l'homme de la pampa, parfois rude reste toujours courtois, mais la vérité m'oblige à te le dire : ton Antoine commence à me les briser menu !"

Il est coupé par un appel. Jean présente l'interlocuteur de fort belle manière:

"L'interlocuteur me semble quelque peu rustique... comment dire... le genre agricole."

Pour la bonne bouche, deux à la suite. Après quelques péripéties, Fernand reçoit un colis piégé, soi-disant des Volfoni, pour son anniversaire. Il va à la péniche, chante "happy birthday to you" à Raoul et lui en colle une.

Raoul: "Non, mais t'a déjà vu ça ? En pleine paix, il chante et puis crac, un bourre pif ! Il est complètement fou ce mec. Mais moi, les dingues, je les soigne. J'vais lui faire une ordonnance et une sévère... J'vais lui montrer qui c'est Raoul. Aux quat' coins d'Paris qu'on va l'retrouver éparpillé par petits bouts, façon Puzzle. Moi, quand on m'en fait trop j'correctionne plus : j'dynamite, j'disperse, j'ventile. "

Bon, et puisque tu t'impatientes, je vais te donner l'adresse du
merveilleux site qui te donnera en entier la scène de la cuisine...



J'avais déjà écrit sur l
es yeux de Francis Blanche pendant le "touche pas au grisbi, salope". Je recommencerai certainement. J'essaierai aussi de rajouter des photos et des liens sons. Mais en attendant je te quitte la dessus et peut-être à méditer sur le cri du coeur d'un Blier complètement saoûl, souriant aux anges:

"Toute une époque..."

 

Vendredi 2 décembre 5 02 /12 /Déc 14:20
- Par Fredogino - Publié dans : J'ai vu, revu, j'irai voir...
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Mais que diable...

... es-tu venu faire en cette galère?


Tu écoutes:
La Berceuse, par
Benabar.

Je viens de finir :
Lune de Miel de François Cavanna.

Je lis: L'odeur du figuier de Simonetta Gregio et Beckett et Genet : Un thé à Tanger de Tahar Ben Jelloun.


Dernier film vu : Nos jours heureux, de Eric Toledano et Olivier Nakache.


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Bon j'ai un peu hésité à adhérer, parce que je continue à penser qu'on peut faire quelque chose de cette société et je m'y attacherai. Mais comme il ne faut JAMAIS se prendre au sérieux et que le Dieu de l'humour est grand et Larcenet est un des ses prophètes:


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