Ceci est un message d'accueil. T'imagines bien que je vais pas te foutre à la porte quand tu viens me voir...
Comme beaucoup d'autres sur la toile, je suis ici pour partager. Musiques, films, livres et autres... Je suis aussi présent pour
donner mon avis. Ca fait du bien, et t'es même pas obligé de me lire, en plus.
Mais je t'avoue bien modestement que la secrète tentation de l'écriture, c'est aussi d'être lu et apprécié. Alors lis si tu en as
l'envie.
Si tu as apprécié, participe et reviens. Il y a du blanc et du rosé au frais. Du saucisson au cellier. Du fromage qui pue à tous les
étages... Le rouquin est sur la table, sers-toi, trinquons, et profitons de la vie ! Echangeons, mélangeons, partageons...
D'ailleurs tu sais, il y a 14831 anonymes en ce moment sur OB alors qu'il n'y a que
4 toi ici...
La création en général, et l'écriture en particulier, est en tout point comparable à l'acte amoureux.
Il faut un moment, un terreau propice à l'écriture. La force créatrice naît d'un moment particulier où elle est stimulée. Il faut un déclencheur.
L'écriture, comme toute force créatrice, naît souvent de l'attirance pour le beau, mais pas toujours. C'est souvent l'absurde, l'intepellant, le bizarre qui la stimulent. C'est quelquefois la
maîtrise technique qui lui permet de s'épanouir.
C'est clair aussi, il faut de la pratique, de l'exercice pour que l'écriture prenne sa propre contenance, pour qu'elle soit efficace, précise, rythmée.Mal faite, l'écriture est dégouttante, bien maîtrisée elle t'emporte au loin vers des rivages de plaisir :
Là, tout n'est qu'ordre et beauté
Luxe, calme et volupté.
Une fois entamée la création littéraire, on est emporté par le flot, des idées, des émotions et d'un je-ne-sais-quoi qui vous embrume l'esprit
pour vous détourner de tout ce qui n'est pas votre objet. la passion vous glisse au bout des doigts et se répand, prend forme, vous guide et le cerveau est délaissé, les extrêmités parlent,
agissent et ressentent seules.
L'écriture est une drogue. Elle te manque, physiquement, quand tu ne peux pas y laisser libre court tu ne penses qu'à ça, et quand tu commences à écrire tu es libéré, ton corps ne t'appartient
plus, tu sens le bonheur...
Je souffre de ce manque-là. De ce manque d'écrire et de la perversion d'être lu. L'envie d'être lu est une perversion, un exhibitionnisme, c'est se livrer nu à toi, jouant, dansant sous tes yeux
attentifs. Tes yeux me manquent, lecteur, et je ne dis que lecteur parce que je trouve ridicule cette manie bien-pensante d'accoler un féminin à un masculin générique, alors que toi qui as le
cerveau bien mieux synapsé que la loutre tu as bien compris que je m'adresse en disant "lecteur" surtout aux lectrices, tant la vue d'un torse velu ou d'un morceaupendouillantde chair rose me laisse d'une indifférence frôlant le dédain...
Ainsi se moquait le grand Pierrot de cette sotte habitude, chaque jour que Fellini fait il entamait son réquisitoire pour de rire par un "Françaises, Français,
Belges, Belges", qui soulignait à merveille l'inocuité de la formule.
Mais je m'égare, et pas seulement au gorille. Tes yeux me manquent te disais-je, et cette sensation au moment de l'écriture, ce plaisir qui monte lentement du plus profond pour, par soubresauts, me
suberger et me ah, ah, arrrrrgggggggggglhll !!!!!
Bon j'ai un peu hésité à adhérer, parce que je continue à penser qu'on peut faire quelque chose de cette société et je m'y
attacherai. Mais comme il ne faut JAMAIS se prendre au sérieux et que le Dieu de l'humour est grand et Larcenet est un des ses
prophètes:
Ils commentent, eux!