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28 mars 2008 5 28 /03 /mars /2008 14:05
La création en général, et l'écriture en particulier, est en tout point comparable à l'acte amoureux.
Il faut un moment, un terreau propice à l'écriture. La force créatrice naît d'un moment particulier où elle est stimulée. Il faut un déclencheur.

L'écriture, comme toute force créatrice, naît souvent de l'attirance pour le beau, mais pas toujours. C'est souvent l'absurde, l'intepellant, le bizarre qui la stimulent. C'est quelquefois la maîtrise technique qui lui permet de s'épanouir.


C'est clair aussi, il faut de la pratique, de l'exercice pour que l'écriture prenne sa propre contenance, pour qu'elle soit efficace, précise, rythmée.
Mal faite, l'écriture est dégouttante, bien maîtrisée elle t'emporte au loin vers des rivages de plaisir :

Là, tout n'est qu'ordre et beauté
Luxe, calme et volupté.


Une fois entamée la création littéraire, on est emporté par le flot, des idées, des émotions et d'un je-ne-sais-quoi qui vous embrume l'esprit pour vous détourner de tout ce qui n'est pas votre objet. la passion vous glisse au bout des doigts et se répand, prend forme, vous guide et le cerveau est délaissé, les extrêmités parlent, agissent et ressentent seules.

L'écriture est une drogue. Elle te manque, physiquement, quand tu ne peux pas y laisser libre court tu ne penses qu'à ça, et quand tu commences à écrire tu es libéré, ton corps ne t'appartient plus, tu sens le bonheur...

Je souffre de ce manque-là. De ce manque d'écrire et de la perversion d'être lu. L'envie d'être lu est une perversion, un exhibitionnisme, c'est se livrer nu à toi, jouant, dansant sous tes yeux attentifs. Tes yeux me manquent, lecteur, et je ne dis que lecteur parce que je trouve ridicule cette manie bien-pensante d'accoler un féminin à un masculin générique, alors que toi qui as le cerveau bien mieux synapsé que la loutre tu as bien compris que je m'adresse en disant "lecteur" surtout aux lectrices, tant la vue d'un torse velu ou d'un morceau
pendouillant de chair rose me laisse d'une indifférence frôlant le dédain...

Ainsi se moquait le grand Pierrot de cette sotte habitude, chaque jour que Fellini fait il entamait son réquisitoire pour de rire par un "Françaises, Français, Belges, Belges", qui soulignait à merveille l'inocuité de la formule.

Mais je m'égare, et pas seulement au gorille. Tes yeux me manquent te disais-je, et cette sensation au moment de l'écriture, ce plaisir qui monte lentement du plus profond pour, par soubresauts, me suberger et me  ah, ah, arrrrrgggggggggglhll !!!!!

...

Pfiou, merci, tu as été formidable.

On s'appelle ?

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commentaires

quichottine :0010: 29/04/2008 12:14

Ben... j'ai été très touchée de ton passage... et de tes souhaits pour mon anniversaire.Je voulais te le dire... alors, là, sous ce billet, c'était le bon endroit !Merci d'avoir été là aussi aujourd'hui, Fredogino. Je t'embrasse, fort !Que tes journées soient belles !

Carla :0010: 10/04/2008 12:24

hummm......... ouais c'est ton coté exhibo qui me plait pour le "morceau pendouillant" rhâaa c'est l'age beau gosse, c'est l'age qui veut ça. Enfin, de mon coté rien ne pendouille LOLPS: j'ai changé de blog, nvx lien dans le com bibis

Niconippon 05/04/2008 14:13

pendouillante, pendouillante...parle pour toi vieux brigand !LOL

MICHELLE 04/04/2008 21:09

Allez, j'endosse le mauvais rôle, je critique. Ni passion, ni partage, ni terreau de l'amour dans l'écriture: pur acte égoîste et rigueur et tellement d'incertitudes à soumettre!L'écriture consiste avant tout en une volonté de tenir l'esprit en vigilance. L'écrivain éprouve ses certitudes qui ne traduisent qu'une expérience personnelle et particulière. La vigilance, décidément, c'est bien ce qui  caractérise et anime l'écriture,domaine si sensible aux fluctuations de la pensée...Oui, ni transports, ni engouements soudains, rien que des choix à arrêter sur le papier ou surMouais, il y a de l'éthique même..c'est cela, c'est plus suprême, la littérature est un Dieu, encore faut il délimiter ses terres, ses temples, définir ses attributs, ses avatars, le divin...ce n'est pas une petite affaire de sens. Tout choix est hérétique au regard des autres choix et sacrilège au regard du dieu a dit....L'écriture relève du sacré. Rien ne va de soi, rien n'est sûr, elle est une livraison personnelle, adressée, impersonnelle,non adressée, elle est en tous les cas collective dans sa finalité, seulement dans sa finalité.Ne pas oublier enfin que l'écriture est un droit, de s'exprimer, un concentré de démocratie qui ne se heurte qu'à la difficulté à définir les mots.

Quichottine :0010: 02/04/2008 16:17

Je viens de lire ce que tu as écrit à gauche... ta "mise à jour"..Et je ris. T'en fais pas ! Je me suis installée chez toi et je me suis fait un sandwich en attendant que tu aies un peu plus de temps.C'est dur de devoir tout faire...Bisous, toi ! Merci...

Or, donc...

 
Time flies, comme ils disent. Les gens qu'on aime disparaissent, des horreurs se produisent, et on avance. On a le droit, on a le devoir de croire que l'omme peut s'en sortir, on a le droit de rêver, d'aimer, de rire et de chanter.
 
Le monde meilleur, il faut le faire, il faut en parler. alors on apporte notre petite contribution, et si ça ne plaît pas, au moins ça débarrasse. Ca débarrasse la tête, le ventre, le coeur.

Si tu as apprécié, participe et reviens. Il y a du blanc et du rosé au frais. Du saucisson au cellier. Du fromage qui pue à tous les étages... Le rouquin est sur la table, sers-toi, trinquons, et profitons de la vie ! Echangeons, mélangeons, partageons... 

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