Eh bien voilà. Voilà une phrase que les Français auraient dû apprendre, réapprendre, remâcher des centaines de fois tant
elle était importante. Basique. Les collègues de boucherie-ovalie.org l'avaient bien noté. Richie Mac Caw est TOUJOURS hors-jeu dans les
regroupements. Eux avançaient une solution plus radicale. La "Narjissi" sur le genou, c'est pas jojo mais ça débarrasse. Non, faut pas aller jusque là, mais tout de même,
harceler l'arbitre à chaque fois que ce gars-là fait une faute, à la fin du match on se marie avec le maître de jeu parce qu'on ne l'aura pas quitté d'une semelle. Et non seulement il a passé sa
famille hors-jeu dans les rucks; mais en plus il s'est permis un bon vieux coup de genou bien volontaire, à l'ancienne, dans la face de notre ouvreur Morgan Parra, qui avait les
mains prises et était à terre. Je me demande pourquoi on ne l'a pas cité, Monsieur Mc Caw...
Bah. C'est la vie dirait l'autre. Respectons l'arbitrage, même quand, en finale de la coupe du monde, on se croirait
arbitré "à la maison" en déplacement dans les Pyrénées pour un match de fédérale 3, tous les coups sont permis, mais que d'un côté... Enfin, soliloquer ne sert de rien, pas plus que courir encore
faut-il partir à point.
Et pour le coup, cette fois-ci, les bleus sont partis à point. Ridicules en phase de poules, tristounets en demi-finale,
ils ont finalement commencé leur coupe du monde au meilleur moment. En finale. Et ils auraient pu l'emporter tant ils ont été courageux, sérieux, solides au mal (sauf Parra),
appliqués, intelligents... avec en outre quelques beaux mouvements initiés par Parra d'abord, Trihn-Duc ensuite. Il n'aura pas manqué grand-chose. Ca n'aurait
pas été volé, enfin, pas sur ce match. Sur l'ensemble de la compétition, la plus belle et la plus forte des équipes c'était la Nouvelle-Zélande. Les All Blacks, s'ils n'ont rien fait
d'extraordinaire, ont enfoncé toutes les équipes au centre du terrain, grâce à leurs trois quarts centres d'exception, Ma'a Nonu, Conrad Smith et Sonny
Bill Williams le remplaçant de luxe.
Les bleus au contraire n'ont jamais eu aucune certitude, ils ont voulu s'appuyer sur les lignes arrières quand ils savaient
que c'était le pack leur arme première. Leur pack a voulu courir et jouer quand le monde entier les craint dans le combat. Ils ont réussi au meilleur des moments à remettre du sens dans leur jeu,
à se remettre, eux, dans le bon sens. Ca prouve qu'il ne faut jamais essayer d'aller au superflu si on n'a pas réussi à assurer l'essentiel. Le combat, la conquête, la défense, le centre du
terrain. Pour avoir réussi à tenir sur l'essentiel, la France aurait même pu y ajouter du panache, sans cette cuiller de Piri Weepu sur Trinh-Duc.
Les Blacks, eux, ont aussi montré qu'ils n'étaient pas des surhommes, juste des combattants, doués certes (quel essai du
pilier Woodcock sur cette touche !) mais humains. Des Français perdants magnifiques, des all blacks humains mais vainqueurs chez eux, si on n'avait pas perdu j'aurais presque
envie de dire "tout est bien qui finit bien"...
Mardi 25 octobre
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25
/10
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15:37
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Par Fredogino
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Publié dans : Rugby
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Je plane tellement pour ce qui est de regarder du sport à la télé que quand j'ai dit à un copain que j'allais regarder la finale, il m'a avoué un peu gêné (et mort de rire, comme il me connaît) qu'elle était terminé depuis une heure... Ben au moins, je profite de ton billet !
Comme toujours lorsque tu parles sport, un article intéressant et humain. :)