La création en général, et l'écriture en particulier, est en tout point comparable à l'acte amoureux.
Il faut un moment, un terreau propice à l'écriture. La force créatrice naît d'un moment particulier où elle est stimulée. Il faut un déclencheur.
L'écriture, comme toute force créatrice, naît souvent de l'attirance pour le beau, mais pas toujours. C'est souvent l'absurde, l'intepellant, le bizarre qui la stimulent. C'est quelquefois la maîtrise technique qui lui permet de s'épanouir.
C'est clair aussi, il faut de la pratique, de l'exercice pour que l'écriture prenne sa propre contenance, pour qu'elle soit efficace, précise, rythmée. Mal faite, l'écriture est dégouttante, bien maîtrisée elle t'emporte au loin vers des rivages de plaisir :
Là, tout n'est qu'ordre et beauté
Luxe, calme et volupté.
Une fois entamée la création littéraire, on est emporté par le flot, des idées, des émotions et d'un je-ne-sais-quoi qui vous embrume l'esprit pour vous détourner de tout ce qui n'est pas votre objet. la passion vous glisse au bout des doigts et se répand, prend forme, vous guide et le cerveau est délaissé, les extrêmités parlent, agissent et ressentent seules.
L'écriture est une drogue. Elle te manque, physiquement, quand tu ne peux pas y laisser libre court tu ne penses qu'à ça, et quand tu commences à écrire tu es libéré, ton corps ne t'appartient plus, tu sens le bonheur...
Je souffre de ce manque-là. De ce manque d'écrire et de la perversion d'être lu. L'envie d'être lu est une perversion, un exhibitionnisme, c'est se livrer nu à toi, jouant, dansant sous tes yeux attentifs. Tes yeux me manquent, lecteur, et je ne dis que lecteur parce que je trouve ridicule cette manie bien-pensante d'accoler un féminin à un masculin générique, alors que toi qui as le cerveau bien mieux synapsé que la loutre tu as bien compris que je m'adresse en disant "lecteur" surtout aux lectrices, tant la vue d'un torse velu ou d'un morceau pendouillant de chair rose me laisse d'une indifférence frôlant le dédain...
Ainsi se moquait le grand Pierrot de cette sotte habitude, chaque jour que Fellini fait il entamait son réquisitoire pour de rire par un "Françaises, Français, Belges, Belges", qui soulignait à merveille l'inocuité de la formule.
Mais je m'égare, et pas seulement au gorille. Tes yeux me manquent te disais-je, et cette sensation au moment de l'écriture, ce plaisir qui monte lentement du plus profond pour, par soubresauts, me suberger et me ah, ah, arrrrrgggggggggglhll !!!!!
...
Pfiou, merci, tu as été formidable.
On s'appelle ?
Il faut un moment, un terreau propice à l'écriture. La force créatrice naît d'un moment particulier où elle est stimulée. Il faut un déclencheur.
L'écriture, comme toute force créatrice, naît souvent de l'attirance pour le beau, mais pas toujours. C'est souvent l'absurde, l'intepellant, le bizarre qui la stimulent. C'est quelquefois la maîtrise technique qui lui permet de s'épanouir.
C'est clair aussi, il faut de la pratique, de l'exercice pour que l'écriture prenne sa propre contenance, pour qu'elle soit efficace, précise, rythmée. Mal faite, l'écriture est dégouttante, bien maîtrisée elle t'emporte au loin vers des rivages de plaisir :
Là, tout n'est qu'ordre et beauté
Luxe, calme et volupté.
Une fois entamée la création littéraire, on est emporté par le flot, des idées, des émotions et d'un je-ne-sais-quoi qui vous embrume l'esprit pour vous détourner de tout ce qui n'est pas votre objet. la passion vous glisse au bout des doigts et se répand, prend forme, vous guide et le cerveau est délaissé, les extrêmités parlent, agissent et ressentent seules.
L'écriture est une drogue. Elle te manque, physiquement, quand tu ne peux pas y laisser libre court tu ne penses qu'à ça, et quand tu commences à écrire tu es libéré, ton corps ne t'appartient plus, tu sens le bonheur...
Je souffre de ce manque-là. De ce manque d'écrire et de la perversion d'être lu. L'envie d'être lu est une perversion, un exhibitionnisme, c'est se livrer nu à toi, jouant, dansant sous tes yeux attentifs. Tes yeux me manquent, lecteur, et je ne dis que lecteur parce que je trouve ridicule cette manie bien-pensante d'accoler un féminin à un masculin générique, alors que toi qui as le cerveau bien mieux synapsé que la loutre tu as bien compris que je m'adresse en disant "lecteur" surtout aux lectrices, tant la vue d'un torse velu ou d'un morceau pendouillant de chair rose me laisse d'une indifférence frôlant le dédain...
Ainsi se moquait le grand Pierrot de cette sotte habitude, chaque jour que Fellini fait il entamait son réquisitoire pour de rire par un "Françaises, Français, Belges, Belges", qui soulignait à merveille l'inocuité de la formule.
Mais je m'égare, et pas seulement au gorille. Tes yeux me manquent te disais-je, et cette sensation au moment de l'écriture, ce plaisir qui monte lentement du plus profond pour, par soubresauts, me suberger et me ah, ah, arrrrrgggggggggglhll !!!!!
...
Pfiou, merci, tu as été formidable.
On s'appelle ?
Vendredi 28 mars 2008
par Fredogino
publié dans :
Petites digressions sans importance
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Sur l'étagère de mon mur
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