En ce moment, je ne sais pas pourquoi, va savoir, les voies du seigneur étant impénétrables, il n'y a pas de
raison pour que les miennes soient violentées à la première occasion, je ne sais pas pourquoi disais-je avant de grossièrement m'interrompre pour soliloquer à tire-larigot, soliloquer étant
probablement impropre peut-être eus-je dû dire monologuer puisque je ne suis pas seul, tu es là, et je ne me parle pas qu'à moi mais aussi à toi qui es là et qui lis et qui n'est chaque fois ni
tout à fait le même...
Hum. Je ne sais pas pourquoi, disais-je, euh... je ne sais plus. Ah, si ! Va-t-en savoir pourquoi, en ce moment, j'essaie de me remémorer des passages de mon enfance. Il y a des éclairs qui me
reviennent. Dans la cour de l'immeuble, on piquait les cerises qui dépassaient de chez le voisin en grimpant sur le mur. Putain 4 ans, à l'époque j'étais plus dégourdi qu'aujourd'hui... Le jour où
je me suis planté le frein du vélo dans la tempe en voulant faire des zigs zags au ralenti, "regarde maman!", les soirs où tous les voisins de l'immeuble descendaient des tables dans la cour pour
faire un barbec', la fois où j'ai fini la tête dans le hachis parmentier parce que je l'avais recraché devant ma mère...
J'ai toujours, toujours, lorsque je crawle et que je mets ma tête sous l'eau, le souvenir de ma détresse, grippé à la piscine de la salle Vallier, dérivant comme un bateau ivre, incapable de garder
ma ligne et me cognant finalement contre la bouée de séparation. J'avais 6 ans.
Mais surtout je me revois comme si c'était hier, couché sur le divan gratte-cul de Pachtrak, à demi-endormi, écoutant au loin les discussions de mes parents et de leurs potes dans une soirée
interminable, personnages discernables derrière la fumée des cigarettes, ombres marrons sur la tapisserie orange. Au loin, un album d'Otis Redding tourne en boucle. Un titre me berce, et me
revient chaque fois. Une batterie ronde et groovy, une ligne de basse simple et efficace, 2 voix nasillardes tranchent avec cette volupté, et quelques éclats de trompette les mettent régulièrement
d'accord. Probablement ma première émotion musicale, un son collé à cette image, cette sensation de bien-être... Otis Redding et Carla Thomas, Tramp :
Jeudi 16 juillet 2009
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/2009
13:48
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Par Fredogino
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Un comique quelconque de la jeune génération a réussi récemment à me faire sourire avec un sketch sur le rock, et notamment en fustigeant les
personnes qui aiment "le rock, quoi..."
Le rock quoi, c'est pas du rock.
En revanche, Boomerang, c'en est. Et du bon. Du qui crie, qui pète, et qui quelquefois fait son lover pour faire pâmer les petites minettes. Et je dis pas ça seulement parce que l'un des 4
musicos de cette joyeuse bande est un ami.
C'est pas de ma faute si j'ai des amis avec du talent, et comme disait l'autre avant de disparaître du petit écran, "la preuve en images avec la caméra" (qu'es-tu devenu Philippe
Vandel?)
Tu vois je ne te mens jamais. Bon le son n'est pas au top, c'est du live dans une petite salle francilienne, un tremplin rock, tu peux aller
voir d'autres enregistrements ici et accéder à leur myspace ici.
J'en viens à la promotion proprement dite : le tremplin rock, les potes, eh ben ils l'ont gagné, et ils ont le droit de se retrouver à la Boule Noire, dans le cadre du 2e tremplin rock -
Fallenfest, le 27 septembre prochain à 20h. C'est 15 boules, il y aura des jeunes comme eux qui n'en veulent, et pas de gibolin mais de la bière.
Si j'avais été sur place, je serais allé les supporter et me saoûler avec eux mais voilà, j'ai un métier, un mandat et une amoureuse (l'ordre de priorités n'est pas celui-là ma chérie) bref, je
les laisse tomber comme des vieilles chaussettes (noires).
Si tu peux me racheter va-z-y. Si tu veux t'éclater va-z-y. Si tu t'en fous va-z-y aussi, ça me fait plaisir.
Lundi 15 septembre 2008
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18:30
-
Par Fredogino
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Hier soir, je rentrais à la nuit claire et douce, le long d'une route déserte et sinueuse, rejoindre mon amour endormi (elle aurait pu
m'attendre, repassant à la chandelle, mais les femmes n'ont plus aujourd'hui le sens du sacrifice, tu le sais bien).
L'air était frais, le ciel un peu étoilé, les nuages s'en étaient enfin allés voir ailleurs si l'herbe était plus verte.
Pour le plaisir, dès le sortir de la mairie, j'avais inséré un bon vieux petit cd du grand Erroll Garner dans le mange disques compacts de l'automobile. Un petit bonheur.
J'ai pensé à Berge, qui aime tant le brave Erroll (à voir le site d'un fan, Gérard Rallu, avec
d'excellents enregistrements persos), son swing feutré, rond et sourd, son son un peu cuivré qui fleure bon l'année folle...
Rien à voir avec notre Michel Petrucciani national et son toucher acier, sec, très sonore et ses impros quelquefois à la limite de la mélodie. Petrucc', c'est du piano champagne,
clair, aérien, brut, âpre en bouche au début et puis les bulles, mon ami, les bulles ensuite qui égaient ton palais et éveillent tes sens.
Le jazz de Garner c'est un jazz whisky, solide, chaud et terreux qui te rassure et te réconforte, il te fait du chaud à l'intérieur... Erroll c'est un ami qui te prend par la main à
la fin d'une longue balade et qui t'assoit dans le fauteuil club du cabanon. Petrucc' au contraire, il te prend par la main, te lève et te tire jusqu'à la plage, les pieds dans l'eau.
Deux amis bien chers, si différents... Deux pianos à apprécier différemment.
Mardi 29 avril 2008
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/04
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12:03
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Par Fredogino
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