Y a pas de quoi être fier.
Je ne sais pas si tu te rappelles, dans le merveilleux Marius et Jeannette de Robert Guédiguian, quand Marius ne donne plus signe de vie à Jeannette, ça la
mine, et du coup Dédé et Justin vont à la cimenterie pour voir ce qu'il devient. C'est un soir de match, de coupe PSG OM d'ailleurs il me semble mais ma mémoire défaille sur ce point
précis.
Bref revenons-en à nos moutons parce que l'essentiel est proche mais ailleurs. C'est un soir de défaite, une
demi-finale de coupe, c'est peut-être Auxerre en fait va savoir. En tout cas contre l'OM et l'OM perd.
Au moment de faire le mur de la cimenterie où vit et travaille Marius, c'est le plus jeune, Dédé, qui se
traîne. En substance, pour se justifier il dit à Justin que c'est comme ça à chaque fois que Marseille perd au foot, ça lui casse le moral et les jambes avec.
En fait c'est peut-être la finale de la coupe de france 2006 PSG OM 2-1 finalement. Toujours est-il que
Jean-Pierre Darroussin, alias Dédé, est brisé. Plus de jus. Et c'est formidablement bien senti par Guédiguian. Parce que le sentiment de lassitude qui accompagne
les errements de l'équipe de foot de Marseille est perceptible physiquement sur la grande majorité de la population de la région.
Moi-même, qui ne suis pas fan de foot pour deux sous, mais l'Ohème, c'est différent parce que c'est MA ville
(haha tu te rappelles de l'Irlandais dans Braveheart ? "C'est MON île !" enfin bref), moi-même disais-je avant de me perdre encore dans je ne sais quelle digression aussi inintéressante que mal
racontée, moi-même cadre propre sur lui, diplômes partout costard attaché case et bien moi aussi, je suis heureux et détendu quand l'OM gagne, malheureux et prostré quand "ILS"
perdent.
Et pourtant... Dimanche, la honte... Je me rappelle un temps pas si lointain où les supporters marseillais
étaient les parangons de l'amour fraternel et interethnique, heureux de vivre et en harmonie avec le monde "sachant", un temps où pas si lointain où dans le stade résonnaient des chants mélodieux
("c'est chaud, c'est chaud, j'enc*** les fachos !").
Qu'est-ce que j'apprends-t-y pas ce matin ? Pour fêter la victoire de l'OM en championnat, des gros cons se
sont payés un autodafé, giraficide ignoble, insulte à la culture et à l'amour du livre.
Ils ont brûlé Zarafa. Il va me falloir du temps pour digérer la honte.
Lundi 17 mai
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17
/05
/Mai
19:46
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Par Fredogino
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Publié dans : J'ai vu, revu, j'irai voir...
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Ils commentent, eux!