Salut, poupée...

Ceci est un message d'accueil. T'imagines bien que je vais pas te foutre à la porte quand tu viens me voir...

Comme beaucoup d'autres sur la toile, je suis ici pour partager. Musiques, films, livres et autres... Je suis aussi présent pour donner mon avis. Ca fait du bien, et t'es même pas obligé de me lire, en plus.

Mais je t'avoue bien modestement que la secrète tentation de l'écriture, c'est aussi d'être lu et apprécié. Alors lis si tu en as l'envie.

Si tu as apprécié, participe et reviens. Il y a du blanc et du rosé au frais. Du saucisson au cellier. Du fromage qui pue à tous les étages... Le rouquin est sur la table, sers-toi, trinquons, et profitons de la vie ! Echangeons, mélangeons, partageons...


D'ailleurs tu sais, il y a 15076 anonymes en ce moment sur OB alors qu'il n'y a que 4 toi ici...
Ce matin, en faisant ma revue de presse, je surfe allégrement et d'un oeil distrait sur le site des dangereux subversifs de rue89.com. De l'actu décalée traitée avec professionnelle mais quelquefois à la limite du gauchisme... Tout ce que j'aime. Mais là ce matin paf ! Un article auquel je ne m'attendais pas et qui me vient en pleine poire.

Donjon fêterait ses 10 ans. Est-il possible que le bébé fût aussi grand désormais ?

Donjon c'est une série atypique. D'abord parce que c'est plusieurs séries qui s'entrecroisent sur la vie d'un donjon tout ce qu'il y a de plus basique. Pour les anciens lecteurs de Casus Belli (hum, et ceux qui le sont restés, désolé, mais en tout cas, les lecteurs anciens), le donjon basique c'est : une porte. Derrière la porte un monstre garde un trésor. J'ouvre la porte, je tue le monstre, je prends le trésor. Ca c'est l'aventure vue côté aventurier basique.

Côté donjon, ça donne l'idée géniale de ces espèces de révolutionnaires que sont Johann Sfar et Lewis Trondheim.
Donc je reviens à l'idée : faire la rencontre entre Le Seigneur des Anneaux et le Muppet show. On voit l'aventure côté gardien du donjon, côté monstres. Ca marche du feu de Dean Martin...

J'ai trouvé pleins de trucs là-dedans. De l'humour dabord. Et de l'absurde. Du recul, de la réflexion, de l'appel à la tolérance, et puis pleins de petites choses qui vont que la narrationte parle, de l'aventure, de la romance, du suspense. Ce sont vraiment des bédés agréables.

Et les dessins... Le pari de Sfar et Trondheim, c'est de faire appel à des dessinateurs en guest stars, qui viennent pour quelques numéros, mettent leur patte, apportent leur plus-value à la série le temps nécessaire.

Bien entendu, j'avais accroché le wagon par Larcenet  (il change de blog comme de chemise, putain Manu, va doucement...) et puis j'ai découvert des mecs, Boulet, Blain, et bien d'autres...

Je suis pris. Hameçonné. Fan, comme la vulgaire midinette qui macule sa culotte LPB quand Tokyo Hôtel passe à la télé... Rhâ faudrait pas vieillir.

Va lire l'article de rue 89, il est au top, il est . Va aussi voir le site de donjon, il est
là. Et puis lis, qu'est-ce que tu veux que je te dise, moi, lis ! Tu trouveras ce que tu aimes quelque part dans une des 6 séries, Potron-Minet, Zénith, Crépuscule, Monsters, Parade et Bonus. Et pour les explications sur le pourquoi du comment, je te renvoie au site, à l'article et à la quatrième de couv de chaque bd. Bon, c'est pas que je ne t'aime pas, mais j'ai un boulot, moi. Bise.
Mercredi 30 avril 2008
par Fredogino publié dans : de la lecture communauté : Sur l'étagère de mon mur
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"Eh bien voilà, vieux frère ! Et t'as l'air content depuis la première fois que t'es là ! La soupe aux choux mon Blaise, ça parfume jusqu'au trognon, ça fait du bien partout où qu'elle se balade dans les boyaux. Ca tient au corps, et ça vous fait même comme des gentillesses dans la tête. Tu veux que je t'y dise : ça rend meilleur. Quand on s'en est envoyé un bol en plein dans le ventre, on a les arpions qui s'étirent dans les sabots."

Ce soir je lis pour la première fois depuis des semaines. Un peu, avant de sombrer. Mais Dieu que Fallet est bon...
Samedi 9 février 2008
par Fredogino publié dans : de la lecture communauté : Sur l'étagère de mon mur
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chagrin---cole-pennac.jpgBien sûr j'ai mis un peu trop de temps à le lire. J'aurais dû y passer quatre, cinq heures au maximum, en deux ou trois traits à peine. Il est enlevé, émouvant, drôle et bien écrit. Il est bien mené aussi, on ne s'y ennuie jamais et on décroche difficilement le sourire qui s'est formé au tout début, dès les premières pages.

Pennac a sorti son petit dernier, et il est bien meilleur que le précédent, le dictateur et le hamac.

Chagrin d'école est un mélange de genre, à la fois une autobiographie et un essai sur la difficulté d'enseigner, pas seulement aujourd'hui. En général, car à chaque époque ses problèmes, à chaque époque ses fossés entre génération.

Pennac réussit comme quasiment à chaque fois à être léger à lire tout en étant grave dans le propos, précis dans les termes, riche dans les références et dans le langage.

Cet homme-là, je l'aime. Et je trouve qu'il n'écrit pas assez souvent. Quoique finalement son opus précédent m'avait extrêmement déçu, il n'avait pas réussi à rester sur le fil ténu de la légèreté, du ton brillamment détaché, et était d'après ton humble serviteur (- Jasper ? - Non, moi, couille !) tombé dans la facilité...

Pas facile d'être léger sans être facile, t'as qu'à voir Delerm (Philippe l'écrivain moyen, pas Vincent le chanteur pour dames), un bon essai avec la première gorgée de bière et puis hop ! du vide derrière, rien de nouveau, on recopie à l'infini la recette qui avait marché la première fois...

Bref je digresse, je digresse, et je ne te dis pas tout le bien que je pense de Daniel Pennac, de Chagrin d'école qui ressemble à Comme un Roman dans l'esprit, celui d'un homme qui essaie de prendre du recul par rapport à ce qui fait sa vie, l'enseignement de la beauté.

Dans chagrin d'école, Pennac se souvient du cancre qu'il a été, vraiment, et disserte avec lui de la difficulté d'enseigner, du plaisir d'enseigner, de la peur de ne pas comprendre et de ne pas être capable d'apprendre, de la crainte de ne pas être capable d'enseigner, etc. Le prof et écrivain actuel est confronté au cancre qu'il était. Ses points de vue se confrontent, comme s'ils étaient deux personnes différentes. Ils sont deux personnes différentes, et il se redécouvre au fil des pages.

J'ai retrouvé mon Pennac, celui qui m'avait fait pleurer et éclater de rire dans la même minute, poussant tout un fast-food à se retourner sur moi un midi de solitude... Celui qui sait parler de la beauté sans être pédant. Toi aussi, plonge dedans. Tiens, un extrait lu par l'auteur, chez Télérama. Bon bonheur à toi, l'ami...
Lundi 26 novembre 2007
par Fredogino publié dans : de la lecture communauté : Sur l'étagère de mon mur
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Mais que diable...

... es-tu venu faire en cette galère?


Tu écoutes:
Je vous emmerde, par
Philippe Katerine.

Je viens de finir :
Chagrin d'école, de Daniel Pennac.

Je lis: La Soupe aux Choux, de René Fallet, La Tour des Demoiselles, de Fred Fajardie.


Dernier film vu : Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal  de
Steven Spielberg.

Mise à jour du blog : Je suis TRES EN RETARD sur les réponses aux coms, désolé... En fait je crois que je n'arriverai plus à me mettre à jour...

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Janus

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FIGB

Bon j'ai un peu hésité à adhérer, parce que je continue à penser qu'on peut faire quelque chose de cette société et je m'y attacherai. Mais comme il ne faut JAMAIS se prendre au sérieux et que le Dieu de l'humour est grand et Larcenet est un des ses prophètes:


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