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Salut, poupée...

Ceci est un message d'accueil. T'imagines bien que je vais pas te foutre à la porte quand tu viens me voir...

Comme beaucoup d'autres sur la toile, je suis ici pour partager. Musiques, films, livres et autres... Je suis aussi présent pour donner mon avis. Ca fait du bien, et t'es même pas obligé de me lire, en plus.

Mais je t'avoue bien modestement que la secrète tentation de l'écriture, c'est aussi d'être lu et apprécié. Alors lis si tu en as l'envie.

Si tu as apprécié, participe et reviens. Il y a du blanc et du rosé au frais. Du saucisson au cellier. Du fromage qui pue à tous les étages... Le rouquin est sur la table, sers-toi, trinquons, et profitons de la vie ! Echangeons, mélangeons, partageons...


D'ailleurs tu sais, il y a 27285 anonymes en ce moment sur OB alors qu'il n'y a que 1 toi ici...

Comment je m'y prends...

Hier soir, foin de rugby.

Fatigué, sorti tard du boulot (trop pour rejoindre la Celle Saint Cloud), nous refaisions le monde avec deux amis autour d'une bière quand j'évoquais, au détour d'une conversation qui portait (étonnant, non?) sur la bouffe, le magnifique restaurant de Franck et Simone, La Bougnate.

Ne faisant ni une, ni deux (ni trois ni quatre, d'ailleurs) et sentant chacun l'envie dans les yeux de l'autre, nous partîmes bientôt tous trois vers cette rue qui grimpe de Pigalle vers Montmartre, cette rue que j'ai tant aimée, celle qui a vu grandir le très triste, très pochetron et si grand poète Bernard Dimey, tu l'as deviné (non? Bah...) c'est le Gerpil, la rue Germain Pilon...

Six mois que je n'y avais pas mangé, j'avais peur que ça ait changé, mais non, ils sont toujours là, Simone est encore seule aux fourneaux avec ses produits du jour, Franck toujours en salle et Thierry, le fils de Simone, toujours derrière le comptoir.

La déco reste la même, personnelle, on se croirait chez eux, on se sent chez soi.

Et les plats, mon Dieu les plats... J'ai vu un soir le Grol pleurer d'émotion devant un rognon entier que Simone lui avait présenté avant de lui préparer... Moi-même, je suis toujours ému quand elle vient verser son chocolat maison sur les profiterolles qu'elle fait elle-même. 20 ans dans la patisserie, à Bonnieux (Luberon), forcément ses desserts sont d'un autre monde...

Rognon, confit et chou farci sont passés à la trappe, lentement, méthodiquement dévorés... Les couleurs, les odeurs des plats que cuisine ce petit bout de femme sont incroyables... Ca me manquait tellement...

Bref, on a mangé comme des rois, on a même un peu exagéré eu égard à notre foie et à notre portefeuille, mais tant pis (moi aussi j'en veux du tant pis) on ne se fait pas autant plaisir tous les jours...

Je fais un peu de pub mais toi aussi, parisien ou exilé, va bouffer chez eux, tu mangeras des plats magnifiques (le mignon de porc, Dieu me tripote -merci mon Dieu, un peu plus bas-, est incroyable!), à profusion, ce qui est extraordinaire dans un quartier tout entier tourné vers le commerce (du sexe d'ailleurs) et où il est rare de manger beaucoup et bien...

Profite aussi du plaisir de lieu tellement à eux, tellement personnel. La mère de Franck y était coiffeuse, dans ce petit local, elle avait comme cliente... Edith Piaf.

Mais aujourd'hui, pas d'hymne à l'amour, mais un hymne à la chère...

(En parlant d'hymne, et puisque je suis souvent à Pigalle cette semaine, la chanson éponyme, de Georges Ulmer, chantée par François Hadji-Lazaro) :


Vendredi 13 octobre 5 13 /10 /Oct 12:01
- Par Fredogino - Publié dans : Comment je m'y prends...
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Franchement, les recettes les plus simples sont parfois les meilleures.

Tiens, ce soir Berge Ingrid et Robin était là. Robin a mangé du lait maternel, et nous on s'est fait un petit risotto bianco.

Deux oignons revenus dans une poële d'huile d'olive s'accompagnent d'une poignée de pignons de pin que tu feras sauter en même temps. Ensuite, jette le riz en pluie et mélange bien, il faut que le riz (rond, du riz rond spécial risotto de préférence) devienne translucide avant d'y rajouter un coup d'alcool pour le délayer. J'ai mis du Cognac ce soir, mais ce sera plus réussi avec du Vermouth blanc à mon avis... une petite rasade ou deux, hein, pas plus...

Un petit peu avant d'avoir lancé les oignons, tu auras pris soin de préparer un bouillon. Là, j'ai foutu deux bouillons de légumes, ça sent sympa et ça donnera de la couleur au risotto, un petit fond. Donc quand le bouillon frémit et que le riz est translucide, tu rajoutes une louche de temps en temps dans le riz, quand il a absorbé le bouillon, tu en remets, jusqu'à ce qu'il soit prêt.

Au début de la cuisson, au bout de deux ou trois louches de bouillon, j'ai commencé par ajouter de la mozzarella en petits dés, bien tourné, bouillon de temps en temps, après j'ai mis par dessus du parmesan, bien mélangé, et encore du bouillon jusqu'à absorption. Quasiment à la fin, tu rajoutes un coup de troisième fromage, pour moi du gorgonzola... à l'arrivée tu te retrouves avec une espèce de magma blanc, réhaussé par le riz qui aura pris les couleurs du bouillon de légumes et par les pignons de pin.

Il ne reste plus qu'à servir. Dans l'assiette, tu fais un petit volcan dans le riz comme dans la purée mousseline ("je suis sûre que tout le monde est content") mais dedans tu ne mets pas du jus, tu mets du pesto, et tu rajoutes quelques feuilles de basilic pour décorer.

Ton pesto, tu peux le prendre tout fait, il y en a des bons dans le commerce, ou tu peux le faire si tu as un robot ou un pilon. Il faut faire une pommade avec de l'huile d'olive, du basilic, du parmesan, du pecorino et des pignons de pin. Charge à toi de tenter d'autres ingrédients si tu te sens l'âme d'un inventeur.

Bref, tu as là un petit plat fastoche à préparer, à boire avec un petit Picpoul ou autre blanc léger et fruité (mais pas trop)...

Mais moi je suis au régime sans alcool... Bois un verre à ma santé...
Vendredi 9 juin 5 09 /06 /Juin 23:30
- Par Fredogino - Publié dans : Comment je m'y prends...
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Hier soir, j'ai invité quelques amis à manger une spécialité de Provence: Les alouettes sans tête.


Comme son nom ne l'indique pas, ce plat est en fait une paupiette de boeuf.


Normalement, ça se fait avec du paleron ou du rond de gite, mais on peut prendre des morceaux plus nobles. L'essentiel étant que les morceaux soient coupés très fins...


Ces paupiettes, tu vas les rouler avec une petite persillade et du petit salé. Un bon rectangle, il faut ce qu'il faut :D


Le petit salé, il n'y a que le découper, c'est tout simple, la persillade c'est pas compliqué:


environ six ou sept gousses d'ail pour un bouquet de persil. J'ai innové dans cette recette, provoquant l'ire de ma mère. J'ai rajouté environ 200g de girolles émincées dans la persillade. D'après ma mère, ce n'est plus des alouettes sans tête.


M'en fous, c'était excellent. Ensuite, quelques bonnes grosses rasades d'huile d'olive, tu assaisonnes et le tour est joué. Attention, pas de sel ou très peu, parce que le petit salé va faire son office...

Bon, la préparation est facile, comme tu le vois. Mais il faut s'armer de patience. Rouler les alouettes, les ficeler, ça prend un temps fou. D'autant que j'en ai lancé cinquante l'autre soir.


Donc il faut avoir un pote avec soi, un peu de pinard, de la saucisse sèche de Toulouse et c'est parti pour trois heures de roulages d'alouettes:



Bon là sur la photo il manque le petit salé, caché par la bidoche. Mais il est là, ne l'oublie pas...


Pendant que tu roules tes alouettes et que tu les ficelles, il faut lancer une bonne grosse sauce tomate.

Perso, je jette quelques oignons à revenir avec de l'ail dans une poële avec de l'huile d'olive bien chaude. Quand c'est doré, je rajoute du concentré de tomate, jusqu'à faire une pâte de tout ça. Quand tout s'est aggloméré (attention de ne rien faire brûler!), une bonne lichette de picrate, disons envion deux rasades. Tu remues tout ça, et quand tout est délié, hop, tu rajoutes de la pulpe de tomates, tu assaisonnes (sel, poivre, herbes de Provence, piment) et tu laisses mijoter.

Ensuite, quand t'as fini de préparer tes alouettes, tu les plonges dans la sauce tomate, tu remues régulièrement, tu ajoutes un peu d'eau quand ça s'assèche. Pour bien faire, il faut que ça cuise aux alentours de 5 ou 6 heures.
Les miennes (et merci Nico pour ton aide) ont chauffé une dizaine d'heures (sur deux jours), certaines se sont délitées dans la sauce, j'adore... En fait, plus ça cuit mieux c'est pour moi, mais c'est une question de goût.

Pareil pour le vin accompagnateur. On s'est bu un Côtes du Rhône Villages de 2000 assez gaillard avec des odeurs de sous-bois, long en bouche et très tanique. Mais n'importe quel vin un peu solide peut faire l'affaire. Fais gaffe quand même, il faut qu'il soit costaud, il se bagarre avec de l'ail, du persil et du boeuf!

Et finalement, voilà ce que ça donne:


C'est pas la meilleure photo du monde mais ça donne une idée...
Bon ben voilà, je retourne manger :D
A+

Dimanche 18 décembre 7 18 /12 /Déc 20:31
- Par Fredogino - Publié dans : Comment je m'y prends...
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Mais que diable...

... es-tu venu faire en cette galère?


Tu écoutes:
La Berceuse, par
Benabar.

Je viens de finir :
Lune de Miel de François Cavanna.

Je lis: L'odeur du figuier de Simonetta Gregio et Beckett et Genet : Un thé à Tanger de Tahar Ben Jelloun.


Dernier film vu : Nos jours heureux, de Eric Toledano et Olivier Nakache.


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Bon j'ai un peu hésité à adhérer, parce que je continue à penser qu'on peut faire quelque chose de cette société et je m'y attacherai. Mais comme il ne faut JAMAIS se prendre au sérieux et que le Dieu de l'humour est grand et Larcenet est un des ses prophètes:


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