Salut, poupée...

Ceci est un message d'accueil. T'imagines bien que je vais pas te foutre à la porte quand tu viens me voir...

Comme beaucoup d'autres sur la toile, je suis ici pour partager. Musiques, films, livres et autres... Je suis aussi présent pour donner mon avis. Ca fait du bien, et t'es même pas obligé de me lire, en plus.

Mais je t'avoue bien modestement que la secrète tentation de l'écriture, c'est aussi d'être lu et apprécié. Alors lis si tu en as l'envie.

Si tu as apprécié, participe et reviens. Il y a du blanc et du rosé au frais. Du saucisson au cellier. Du fromage qui pue à tous les étages... Le rouquin est sur la table, sers-toi, trinquons, et profitons de la vie ! Echangeons, mélangeons, partageons...


D'ailleurs tu sais, il y a 18256 anonymes en ce moment sur OB alors qu'il n'y a que 1 toi ici...
Mercredi 30 avril 2008
Ce matin, en faisant ma revue de presse, je surfe allégrement et d'un oeil distrait sur le site des dangereux subversifs de rue89.com. De l'actu décalée traitée avec professionnelle mais quelquefois à la limite du gauchisme... Tout ce que j'aime. Mais là ce matin paf ! Un article auquel je ne m'attendais pas et qui me vient en pleine poire.

Donjon fêterait ses 10 ans. Est-il possible que le bébé fût aussi grand désormais ?

Donjon c'est une série atypique. D'abord parce que c'est plusieurs séries qui s'entrecroisent sur la vie d'un donjon tout ce qu'il y a de plus basique. Pour les anciens lecteurs de Casus Belli (hum, et ceux qui le sont restés, désolé, mais en tout cas, les lecteurs anciens), le donjon basique c'est : une porte. Derrière la porte un monstre garde un trésor. J'ouvre la porte, je tue le monstre, je prends le trésor. Ca c'est l'aventure vue côté aventurier basique.

Côté donjon, ça donne l'idée géniale de ces espèces de révolutionnaires que sont Johann Sfar et Lewis Trondheim.
Donc je reviens à l'idée : faire la rencontre entre Le Seigneur des Anneaux et le Muppet show. On voit l'aventure côté gardien du donjon, côté monstres. Ca marche du feu de Dean Martin...

J'ai trouvé pleins de trucs là-dedans. De l'humour dabord. Et de l'absurde. Du recul, de la réflexion, de l'appel à la tolérance, et puis pleins de petites choses qui vont que la narrationte parle, de l'aventure, de la romance, du suspense. Ce sont vraiment des bédés agréables.

Et les dessins... Le pari de Sfar et Trondheim, c'est de faire appel à des dessinateurs en guest stars, qui viennent pour quelques numéros, mettent leur patte, apportent leur plus-value à la série le temps nécessaire.

Bien entendu, j'avais accroché le wagon par Larcenet  (il change de blog comme de chemise, putain Manu, va doucement...) et puis j'ai découvert des mecs, Boulet, Blain, et bien d'autres...

Je suis pris. Hameçonné. Fan, comme la vulgaire midinette qui macule sa culotte LPB quand Tokyo Hôtel passe à la télé... Rhâ faudrait pas vieillir.

Va lire l'article de rue 89, il est au top, il est . Va aussi voir le site de donjon, il est
là. Et puis lis, qu'est-ce que tu veux que je te dise, moi, lis ! Tu trouveras ce que tu aimes quelque part dans une des 6 séries, Potron-Minet, Zénith, Crépuscule, Monsters, Parade et Bonus. Et pour les explications sur le pourquoi du comment, je te renvoie au site, à l'article et à la quatrième de couv de chaque bd. Bon, c'est pas que je ne t'aime pas, mais j'ai un boulot, moi. Bise.
par Fredogino publié dans : de la lecture communauté : Sur l'étagère de mon mur
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Mardi 29 avril 2008

Hier soir, je rentrais à la nuit claire et douce, le long d'une route déserte et sinueuse, rejoindre mon amour endormi (elle aurait pu m'attendre, repassant à la chandelle, mais les femmes n'ont plus aujourd'hui le sens du sacrifice, tu le sais bien).

L'air était frais, le ciel un peu étoilé, les nuages s'en étaient enfin allés voir ailleurs si l'herbe était plus verte.

Pour le plaisir, dès le sortir de la mairie, j'avais inséré un bon vieux petit cd du grand Erroll Garner dans le mange disques compacts de l'automobile. Un petit bonheur.

J'ai pensé à Berge, qui aime tant le brave Erroll (à voir le site d'un fan, Gérard Rallu, avec d'excellents enregistrements persos), son swing feutré, rond et sourd, son son un peu cuivré qui fleure bon l'année folle...

Rien à voir avec notre Michel Petrucciani national et son toucher acier, sec, très sonore et ses impros quelquefois à la limite de la mélodie. Petrucc', c'est du piano champagne, clair, aérien, brut, âpre en bouche au début et puis les bulles, mon ami, les bulles ensuite qui égaient ton palais et éveillent tes sens.

Le jazz de Garner c'est un jazz whisky, solide, chaud et terreux qui te rassure et te réconforte, il te fait du chaud à l'intérieur... Erroll c'est un ami qui te prend par la main à la fin d'une longue balade et qui t'assoit dans le fauteuil club du cabanon. Petrucc' au contraire, il te prend par la main, te lève et te tire jusqu'à la plage, les pieds dans l'eau.

Deux amis bien chers, si différents... Deux pianos à apprécier différemment.

par Fredogino publié dans : J'écoute quoi? communauté : Sur l'étagère de mon mur
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Lundi 7 avril 2008
La France se demande. Elle se demande, un peu comme tous les pays démocratiques, s'il faut boycotter les J.O. en Chine. S'il faut boycotter la cérémonie. S'il faut parler plus fort sur le Tibet...

Je lisais la déclaration de je ne sais lus quel sportif ce week-end qui disait en substance "je boycotterai les J.O. en Chine quand les grands patrons arrêteront de faire des affaires avec les chinois, quand les Etats rompront les relations diplomatiques avec la Chine. On ne demande pas aux sportifs de faire le boulot des autres..."

C'est clair. Samaranch, lui, affirme :
"Beaucoup de ceux qui protestent maintenant devraient le faire devant les Nations unies et non devant le Comité olympique".
Il a raison le vieux despote du CIO, lui qui n'a jamais appliqué la moindre once de démocratie dans son travail, il sait tout de même faire la part des choses.

Donc, on se trompe de lieu. Pour autant ce n'est pas si simple, car ceux qui se cassent le nez aujourd'hui sur les instances sportives sont ceux qui se cassent habituellement le nez ailleurs pour se faire reconnaître et condamner l'antidémocratie qui sévit en Chine. Lieux différents, réponse différente, mais conclusion similaire : La Chine, on laisse faire...

Mieux, ce matin à Paris, certains policiers arrachaient des fanions de Reporters sans Frontières (RSF) des mains de manifestants pacifistes. Alors là c'est quand même grave parce qu'en France, je ne voudrais pas me tromper, mais il me semble qu'on a la liberté d'opinions... Je me gourre ? Aie, pas sur la tête...

En définitive, la question qu'on va se poser ce sera : est-ce que le sport va aider la démocratie ? L'amitié entre les peuples... Hum. Pas à Boulogne en tout cas.
par Fredogino publié dans : De l'actu communauté : Rugby
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Vendredi 28 mars 2008
La création en général, et l'écriture en particulier, est en tout point comparable à l'acte amoureux.
Il faut un moment, un terreau propice à l'écriture. La force créatrice naît d'un moment particulier où elle est stimulée. Il faut un déclencheur.

L'écriture, comme toute force créatrice, naît souvent de l'attirance pour le beau, mais pas toujours. C'est souvent l'absurde, l'intepellant, le bizarre qui la stimulent. C'est quelquefois la maîtrise technique qui lui permet de s'épanouir.


C'est clair aussi, il faut de la pratique, de l'exercice pour que l'écriture prenne sa propre contenance, pour qu'elle soit efficace, précise, rythmée.
Mal faite, l'écriture est dégouttante, bien maîtrisée elle t'emporte au loin vers des rivages de plaisir :

Là, tout n'est qu'ordre et beauté
Luxe, calme et volupté.


Une fois entamée la création littéraire, on est emporté par le flot, des idées, des émotions et d'un je-ne-sais-quoi qui vous embrume l'esprit pour vous détourner de tout ce qui n'est pas votre objet. la passion vous glisse au bout des doigts et se répand, prend forme, vous guide et le cerveau est délaissé, les extrêmités parlent, agissent et ressentent seules.

L'écriture est une drogue. Elle te manque, physiquement, quand tu ne peux pas y laisser libre court tu ne penses qu'à ça, et quand tu commences à écrire tu es libéré, ton corps ne t'appartient plus, tu sens le bonheur...

Je souffre de ce manque-là. De ce manque d'écrire et de la perversion d'être lu. L'envie d'être lu est une perversion, un exhibitionnisme, c'est se livrer nu à toi, jouant, dansant sous tes yeux attentifs. Tes yeux me manquent, lecteur, et je ne dis que lecteur parce que je trouve ridicule cette manie bien-pensante d'accoler un féminin à un masculin générique, alors que toi qui as le cerveau bien mieux synapsé que la loutre tu as bien compris que je m'adresse en disant "lecteur" surtout aux lectrices, tant la vue d'un torse velu ou d'un morceau
pendouillant de chair rose me laisse d'une indifférence frôlant le dédain...

Ainsi se moquait le grand Pierrot de cette sotte habitude, chaque jour que Fellini fait il entamait son réquisitoire pour de rire par un "Françaises, Français, Belges, Belges", qui soulignait à merveille l'inocuité de la formule.

Mais je m'égare, et pas seulement au gorille. Tes yeux me manquent te disais-je, et cette sensation au moment de l'écriture, ce plaisir qui monte lentement du plus profond pour, par soubresauts, me suberger et me  ah, ah, arrrrrgggggggggglhll !!!!!

...

Pfiou, merci, tu as été formidable.

On s'appelle ?
par Fredogino publié dans : Petites digressions sans importance communauté : Sur l'étagère de mon mur
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Jeudi 20 mars 2008

Ahh ça faisait un bout de temps que tu n'étais pas venu me voir. Allons quoi, des infidélités ? Comment ça je n'étais pas là, mais si voyons, j'ai toujours été là, près de toi... Hum.

Oui t'as raison, j'étais plus là, j'étais ailleurs, dans la soute, du noir partout sur le front, les mains dans le cambouis, mais toujours en costard, je tentais de faire tourner des machines, et elles ont presque toutes bien tourné... Bref, voilà que les Bouches-du-Rhône virent à gauche, et moi paf ! Conseiller municipal.

Ca fait bizarre, camarade, et je remercie les amis bloggeurs qui m'ont déjà félicité alors que moi-même je m'étais déjà refoutu au boulot sans faire un petit coucou aux copains, je pense à David, à Nico, Danet qui se demandait, et Mélissa…

 

Et donc tout ça c’est une autre histoire. Parce que là j’ai envie de te parler de ce que j’ai fait hier. Je me suis fait traîner en concert par ma douce. Première partie, une calamité (la chanteuse, hein, pas ma douce). Nul à chier. Grave.

 

Heureusement, 2e partie, coup de poing dans la gueule, c’est vif, c’est enlevé, les musiques sont sympa, les textes coulent tels une morve d’écolier et surtout le mec a la classe. Il joue avec le public, il est sympa et brillant, il est cool et bouge bien, il me fait penser à quelqu’un dans sa façon de bouger mais je ne me rappelle plus qui, bah, ça reviendra…

 

Bon, le camarade Ours (puisque c’est lui) a de qui tenir, puisque c’est le rejeton d’Alain Souchon. Mais s’il a des intonations du paternel, et une vraie sensibilité, il n’est pas aussi emprunté, beaucoup plus groovy, beaucoup moins, euh… Frisé ?

 

Ce mec-là nous a donné plein de bonheur hier, par grappes, comme ça, il les balançait dans la foule et nous on les attrapait, béats, heureux. Autant que lui et ses potes d’être sur scènes nous étions heureux qu’ils y soient et qu’ils nous donnent tout ça.

 

Un vrai beau moment de partage. Si tu veux te faire une idée, tu vas voir sur son site officiel et son « myspace », et t’écoutes ça …

 

par Fredogino publié dans : J'écoute quoi? communauté : Sur l'étagère de mon mur
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Mais que diable...

... es-tu venu faire en cette galère?


Tu écoutes:
Je vous emmerde, par
Philippe Katerine.

Je viens de finir :
Chagrin d'école, de Daniel Pennac.

Je lis: La Soupe aux Choux, de René Fallet.


Dernier film vu : Pump up the Volume de
Allan Moyle.

Mise à jour du blog : Je suis TRES EN RETARD sur les réponses aux coms, désolé... En fait je crois que je n'arriverai plus à me mettre à jour...

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Janus

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Bon j'ai un peu hésité à adhérer, parce que je continue à penser qu'on peut faire quelque chose de cette société et je m'y attacherai. Mais comme il ne faut JAMAIS se prendre au sérieux et que le Dieu de l'humour est grand et Larcenet est un des ses prophètes:


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