Salut, poupée...

Ceci est un message d'accueil. T'imagines bien que je vais pas te foutre à la porte quand tu viens me voir...

Comme beaucoup d'autres sur la toile, je suis ici pour partager. Musiques, films, livres et autres... Je suis aussi présent pour donner mon avis. Ca fait du bien, et t'es même pas obligé de me lire, en plus.

Mais je t'avoue bien modestement que la secrète tentation de l'écriture, c'est aussi d'être lu et apprécié. Alors lis si tu en as l'envie.

Si tu as apprécié, participe et reviens. Il y a du blanc et du rosé au frais. Du saucisson au cellier. Du fromage qui pue à tous les étages... Le rouquin est sur la table, sers-toi, trinquons, et profitons de la vie ! Echangeons, mélangeons, partageons...


D'ailleurs tu sais, il y a 28547 anonymes en ce moment sur OB alors qu'il n'y a que 1 toi ici...
Jeudi 16 juillet 2009 4 16 /07 /2009 13:48
En ce moment, je ne sais pas pourquoi, va savoir, les voies du seigneur étant impénétrables, il n'y a pas de raison pour que les miennes soient violentées à la première occasion, je ne sais pas pourquoi disais-je avant de grossièrement m'interrompre pour soliloquer à tire-larigot, soliloquer étant probablement impropre peut-être eus-je dû dire monologuer puisque je ne suis pas seul, tu es là, et je ne me parle pas qu'à moi mais aussi à toi qui es là et qui lis et qui n'est chaque fois ni tout à fait le même...

Hum. Je ne sais pas pourquoi, disais-je, euh... je ne sais plus. Ah, si ! Va-t-en savoir pourquoi, en ce moment, j'essaie de me remémorer des passages de mon enfance. Il y a des éclairs qui me reviennent. Dans la cour de l'immeuble, on piquait les cerises qui dépassaient de chez le voisin en grimpant sur le mur. Putain 4 ans, à l'époque j'étais plus dégourdi qu'aujourd'hui... Le jour où je me suis planté le frein du vélo dans la tempe en voulant faire des zigs zags au ralenti, "regarde maman!", les soirs où tous les voisins de l'immeuble descendaient des tables dans la cour pour faire un barbec', la fois où j'ai fini la tête dans le hachis parmentier parce que je l'avais recraché devant ma mère...

J'ai toujours, toujours, lorsque je crawle et que je mets ma tête sous l'eau, le souvenir de ma détresse, grippé à la piscine de la salle Vallier, dérivant comme un bateau ivre, incapable de garder ma ligne et me cognant finalement contre la bouée de séparation. J'avais 6 ans.

Mais surtout je me revois comme si c'était hier, couché sur le divan gratte-cul de Pachtrak, à demi-endormi, écoutant au loin les discussions de mes parents et de leurs potes dans une soirée interminable, personnages discernables derrière la fumée des cigarettes, ombres marrons sur la tapisserie orange. Au loin, un album d'Otis Redding tourne en boucle. Un titre me berce, et me revient chaque fois. Une batterie ronde et groovy, une ligne de basse simple et efficace, 2 voix nasillardes tranchent avec cette volupté, et quelques éclats de trompette les mettent régulièrement d'accord. Probablement ma première émotion musicale, un son collé à cette image, cette sensation de bien-être... Otis Redding et Carla Thomas, Tramp :


Par Fredogino - Publié dans : J'écoute quoi? - Communauté : Sur l'étagère de mon mur
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Mercredi 8 juillet 2009 3 08 /07 /2009 13:44
Assis sur le perron, la rue est étroite, le village est paisible, le ciel étoilé. A quelques mètres, des jeunes gens partagent un peu de musique et de bonne humeur, paisiblement. L'air est frais, les mouvements pourtant rares, le temps n'importe pas. Ma blonde est là-haut, au-dessus de ma tête. Et elle est toujours brune.

Dans ma main, un petit Isle of Jura, pas assez vieux, sa tourbe ne me remplit pas les narines mais me les titille juste assez. Ce n'est pas un whisky de soir d'été, sa terre est nécessaire en hiver, mais je n'ai pas de Caol Ila sous la main, puissant et fruité, et le petit Aberlour bien rond et suave arrivé en mars n'est pas encore ouvert. Et puis cet islay me rappelle le balcon d'Encagnane, à cette période où on n'avait plus qu'à attendre les résultats des exams. La terre dans mon verre, le ciel au-dessus
là, juste au-dessus de mon amour, je n'ai décidément besoin de rien.

 J'attends tellement sereinement le plus grand changement de ma vie. "Unum, Domine". Une seule chose.
Par Fredogino - Publié dans : C'est ça la vie? - Communauté : Sur l'étagère de mon mur
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Mardi 7 juillet 2009 2 07 /07 /2009 14:16
Ce matin, j'écoutais Jean-Marc Ayrault, le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, sur les ondes de France Inter. Je ne me rappelle pas encore le nom du journaliste qui remplace Demorand lors de la matinale et ça m'a fait immédiatement penser à l'interview de Pierre Moscovici par Jean-Jacques Bourdin je ne sais plus quel autre jour, et même à celle de Hollande par Demorant himself un jour encore précédent.

Impertinents, agressifs, pas souvent pertinents, les points communs m'ont sauté aux oreilles et je dois avouer que Demorand et ses petits camarades ressemblent eux aussi à ce journalisme d'aujourd'hui. D'abord, il faut bien l'avouer, ils ne se laissent pas endormir. Bon point. Le journaliste d'aujourd'hui est courageux, il suit sa ligne, il pousse le politique à la faute, il est agressif et sûr de son fait, il veut faire répondre l'homme politique à sa question.

Classe, on aime ce journaliste-là...

Pour autant, le journaliste d'aujourd'hui ne pose pas forcément les questions intelligentes. Au lieu de demander à Hollande pourquoi il n'y a pas d'unité au PS, ce dont tout le monde se contrefout, pourquoi Demorand ne l'interroge-t-il pas sur le fond ? réforme inique et destructrice du service public des hôpitaux, flicage d'Internet sans aucune contrepartie financière pour les artistes, asphyxie des collectivités locales, hausse du chômage, emprunts bidons pour masquer une relance ratée, etc. Le journaliste ne s'intéresse pas au fond. Il s'intéresse au futile. "M. Hollande, serez-vous candidat aux primaires ?". "M. Hollande, que pensez-vous de Manuel Valls ?"

M. le journaliste, qu'en a-t-on à foutre ? De la même manière, sur plus de 30 minutes, Bourdin demande à Mosco s'il est candidat. L'autre répond que non merci, pas pour le moment, il préfère travailler maintenant. - Vous êtes sûr ? - Oui - Allez ... dites-moi que vous êtes candidat... - Non on verra en 2011 ! - ah mais en 2011 vous pourriez être candidat ? - ben, si je pense être le bon oui, mais en attendant... - bon ok vous êtes candidat. Que pensez de la cacophonie ambiante au PS et la valse des candidats ?

... j'exagère à peine. Les journalistes font semblant de se désoler des réponses aux questions que les socialistes n'auraient jamais évoquées s'ils ne les avaient posées... c'est ça leur boulot ?

Et alors là, ce matin, j'ai adoré. Le monsieur qui pose les questions s'emporte contre Ayrault parce que les socialistes ont déposé contre le gouvernement une motion de censure. Ayrault lui explique que les socialistes considèrent le happening de Versailles comme une déclaration de politique générale du gouvernement. En gros, le président a fait le boulot du premier ministre et a fixé un changement de cap. Modèle social français à défendre, conseil national de la résistance, Jaurès tout ça. Fillon répond "pas du tout, la politique du gouvernement ne change pas". Ah bon, ben il a menti le président alors ? Comme à Toulon ? Comme à chaque fois qu'il fait un discours et qu'après dans les actes il se permet de faire le contraire ? Je défends le modèle social français mais à partir de dorénavant les salariés travailleront le dimanche ?

Le journaliste n'entend pas, ne comprend pas, je n'en sais rien, et insiste sur le fait que la motion de censure ne sert à rien puisque la majorité va voter contre. Il vaut mieux s'intéresser aux vrais problèmes. Ayrault répète que quand le président annonce quelque chose et qu'il fait diamétralement l'opposé avec le gouvernement, c'est grave pour la démocratie et que c'est le rôle de l'opposition de le faire savoir. Et là, paf, le journaliste change de sujet.

Donc soit on est idiot et on n'a rien foutre des sujets de fond ou de la démocratie sur Inter et Rmc, soit on est impertinents, agressifs, offensifs, mais seulement contre l'oposition.

L'été sera probablement chaud, l'hiver froid. Mais au printemps prochain, avec des journalistes pareils, les miradors pourront refleurir qu'ils ne s'en apercevront même pas...
Par Fredogino - Publié dans : De l'actu - Communauté : Social-démocratie
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Mercredi 22 avril 2009 3 22 /04 /2009 17:13
Tu sais ce que c'est le bonheur en avril ? C'est de partir en costard au boulot, avec son agenda sous le bras , sous le ciel bleu, avec ses chaussures à la main et les tongs aux pieds... Il fait encore un peu frais, ça te chatouille les orteils, toi tu étais bien au chaud dans les bras de ta blonde (qui comme son nom l'indique est brune) à caresser son ventre pétaradant de vie et d'un coup paf, bleu, frais, orteils.

Le bonheur.

Enfin, encore faut-il habiter dans le sud et être amoureux. Quoique, pas besoin d'être amoureux pour en profiter, moi je dis pas, ça aide quand même. Mais la condition sine qua non pour profiter du ciel bleu et de l'air frais en tongs en avril ça reste d'habiter en Provence...

Bref.
Pouf pouf.
Par Fredogino - Publié dans : Petites digressions sans importance
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Lundi 20 avril 2009 1 20 /04 /2009 16:22
Talentueuse

Impatiente

Prégnante

Enamouré (moi)
Par Fredogino - Publié dans : C'est ça la vie?
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Mais que diable...

... es-tu venu faire en cette galère?



Tu écoutes:
Les sandouiches, par
Anne Sylvestre.

Je viens de finir :
je ne me rappelle même plus.

Je lis: Qu'ai-je donc fait, de Jean d'Ormesson.


Dernier film vu : Chantons spus la pluie de
Stanley Donnen et Gene Kelly.

Mise à jour du blog : Je n'ai plus le temps pour rien, désolé...

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Bon j'ai un peu hésité à adhérer, parce que je continue à penser qu'on peut faire quelque chose de cette société et je m'y attacherai. Mais comme il ne faut JAMAIS se prendre au sérieux et que le Dieu de l'humour est grand et Larcenet est un des ses prophètes:


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